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Corsaire, Journal de Paris du 18 décembre

année et qu'il eut 827 représentations à l'Odéon ^ A vrai dire, le public y venait moins pour l'interprétation vocale, qui était faible, que pour le fantastique, les diableries de la scène infernale. « On les augmenta, dit Th. Sauvage, sans goût et sans raison. »

« La valse, écrit Berlioz dans ses Mémoires-, et le chœur des Chasseurs, qu'on avait remarqués dès l'abord, firent tolérer le reste de la partition. Plus tard, la chansonnette des jeunes filles au troisième acte et la prière d'Agathe (raccourcie de moitié) firent plaisir. L'actrice chargée de ce rôle — Berlioz nomme Mme Pouilley, qui succéda à la créatrice, Mme Valère, — possédait un assez joli talent de vocalisation, mais rien de plus. Le grand air du second acte surtout, chanté par elle avec un imperturbable sang-froid, avait le charme d'une vocalise de Bordogni et passait presque inaperçu. J'ai été longtemps, avoue Berlioz, à découvrir les trésors d'inspiration qu'il renferme. » Et Th. Sauvage ajoute : « On ne commença à apprécier vraiment le côté sérieux, tendre, mélancolique et pittoresque de cette œuvre admirable que lorsque, en 1826, une cantatrice allemande, Mme Amélia Schùtz, interpréta le rôle de la prima donna dans le sentiment et le style de l'auteur. »

« L'Odéon s'enrichit, et AL Castil-Blaze, qui avait

1. Th. Sauvage, article cité. Castil-Blaze, L'Académie impériale de musir/ue; Mémoires de Samson, etc.. ;.Sauvage exprime la conviction que ce titre de liohin des Bois fut pour beaucoup dans la popularité de Tœuvre, malgré le contresens de la couleur musicale avec la localité.

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