‹ Freischütz: Opéra Romantique En 3 ActesChapitre 38 sur 74 · Première représentation le 12 janvier · texte numérisé non relu

Première représentation le 12 janvier

FRE1SCI1UTZ

inhabile à dire le dialogue, dénaturait l'air d'Agathe; Mlle Sablairolles, novice à la scène, débutait dans le rôle d'Annette. Ce fut un four : six représentations.

C'est aussi cette version, élaborée pour son Théâtre- Lyrique, que Carvalho entendait reprendre en 1894, à rOpéra-Comique. La distribution était déjà annoncée : Vergnet devait chanter Max; Mondaud, Kaspar; Agathe devait être jouée par Mlle Nina Pack et Annette par Mlle Laisné. Les succès du Faîsiaff de Verdi et de Mlle Delna firent abandonner ce projet.

Une autre édition française de Freischût^ fut publiée également en 1866, par la maison Littolff, de Brunswick; elle n'a jamais été mise au théâtre.

C'est celle de Van Hasselt et Rongé, décédés l'un et l'autre. Les auteurs étaient animés d'excellentes intentions. D'abord, ils savaient l'allemand et ils n'ignoraient pas ce phénomène essentiel, c'est que l'accentuation d'un mot en allemand est très souvent l'inverse de ce qu'elle est en français. Ainsi Liebe = amour. Ils se sont préoccupés avant tout de conserver la prosodie de l'original et ils ont accentué leurs paroles en conséquence. Malheureusement, ils maniaient maladroitement la langue française; leur poésie ne vaut pas celle des plus piètres librettistes. La gêne causée par la rime les a induits à traduire ce vers : Er der noch nie dein dunkles Rcich betrat (Lui qui n'a pas encore pénétré dans ton sombre empire) par : « Nul dans ces lieux de lui ne se souvient, » expression aussi plate qu'imprécise. C'est regrettable, car parmi beaucoup de phrases burlesques, il y a des passages bien rendus. Leur version est pour ainsi dire la seule qui, dans \eduodu second acte, ait donné des équivalents

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