Scène VIII
1. 1146. Péronnelle, a silly girl, corruption from pétroneUe; Lat. Petronilla, a proper name.
In order to complète the remarks we hâve aheady given on the Précieuses, and on Molière's description of them, we shall quote two characteristic paragraphs from^'M. Victor Cousin and M. Génin.
** On a reproché à Molière d'avoir joué l'abbé Cotin en plein théâtre ; Cotin, dit-on, en mourut de chagrin, on a prétendre de même que les satires de Boileau avaient rendre fou l'abbé Cassagne. Ces rumeurs ont été accueillies par Voltaire mal à propos. Il est prouvé que Cassagne mourut en pleine jouissance de son bon sens, tel que Dieu le lui avait départi, et que l'abbé Cotin survécut dix ans aux Femmes Savantes. Il n'est pas moins prouvé que ces deux hommes avaient fait leur possible pour nuire à Despréaux et à Molière, et s'étaient attiré le rude châtiment auqrcl ils doivent d'être immortels." (Génin, Lexique.)
" D.ns Les Femmes Savantes, l'objet de Molière est de se moquer des pédante:> ; mais il ne faut pas croire que Chrysale soit le sage de la pièce.
Loin de là, Chrysale, dans sa juste colère, a Tair d'exposer à peu près la même théorie sur le femme que Sganarelle dans l'École des Maris, et Âmolphe dans l'École des Fenmies. Or, Molière persifle Sganarelle et Amolphe, et par conséquent Chrysale, tout autant que Philaminte, Bélise et Armande. C'est toujours l'excès, le ridicule qu'il poursuit, tantôt dans les femmes qui affectent le bel esprit et tombent dans la pédanterie, tantôt dans la grossièreté et l'égoïsme qui veulent dépouiller la femme de son noble rang de compagne de l'honmie, faite comme lui pour connaitre et aimer, et qui prétendent la réduire à la condition d'une servante, d'un être inférieur dont on ne daigne cultiver ni l'esprit ni l'âme. Amolphe, dans l'École des Femmes, soutient l'opinion que plus tard développera Chrysale: —
* Moi, j'irais me charger d'une spirituelle.
Qui ne parlerait rien que cercle et que ruelle. Qui de prose et de vers ferait de doux écrits. Et que visiteraient marquis et beaux esprits I'
** Son frère plus raisonnable, lui répond : —
* Une femme stupide est donc votre marotte ?
Mais comment voulez vous, après tout, qu'une bête Puisse jamais savoir ce que c'est qu'être honnête ? ' " Dans l'École des Maris, Sganarelle parle déjà en l66i comme Amolphe le fera en 1663; mais Ariste exprime une opinion contraire, et déclare qu'il entend traiter bien différemment sa femme et lui laisser fréquenter les belles compagnies. Dans Les Femmes Savantes, en 1673, ce n'est pas du tout Chrysale, c'est bien plutôt Clitandre qui représente l'opinion de Molière, et Clitandre n'est pas le moins du monde un Amolphe, un Sganarelle, un Chrysale, un partisan de l'ignorance des fenmies . . . Molière est en toutes choses, et ici en particulier pour la juste mesure, et il combat tous les excès contraires, également ridicules, l'ignorance qui fait des Agnès, et la pédanterie des Philamintes." (V. Cousin, La Société Française au XVIIe siècle, vol. ii. 295, 296.)
Boileau's excellent portrait of a Précieuse may likewise be quoted as a final commentary on this Act.
** Mais qui vient sur ses pas ? c'est une Précieuse, Reste de ces esprits jadis si renonmiés Que d'un coup de son art Molière a diffamés.
De tous leurs sentiments cette noble héritière Maintient encore ici leur secte façonnière.
C'est chez elle toujours que les fades auteurs S'en vont se consoler du mépris des lecteuis. Elle y reçoit leur plainte ; et sa docte demeure Aux Perrins, aux Coras, est ouverte à toute heure. Là du hux bel esprit se tiennent les bureaux : Là tous les vers sont bons pourvu qu'ils soient nouveaux."
(Satire x.)
NOTES. %a