‹ French composition and grammar reviewChapitre 26 sur 166 · EN FAMILLE · texte numérisé non relu

EN FAMILLE

— Oh, il n'y a pas de quoi, monsieur Dupont. Les ennuis de cette sorte arrivent souvent à ceux qui travaillent pour les autres, et on finit par s'y accoutumer. Mais, sérieusement, monsieur Dupont, je vous pardonne de grand cœur, et pour vous montrer que je ne vous en veux pas du tout, je vous présente deux amis de monsieur Chaland, messieurs Jean et Charles Brun, qui viennent d'arriver à Paris.

— Messieurs, je vous assure que ce m'est un plaisir auquel

Le jardin du Palais-Royal à Paris.

je ne m'attendais pas. Et comme ça, vous connaissez ce vaurien d'Auguste. Je croyais le voir ici cet été, mais sans aucune explication, il m'annonce dans sa dernière lettre qu'il lui a fallu changer ses plans. Et comment se porte-t-il ? Je souhaite qu'il ne soit pas malade.

— Monsieur Chaland se portait très bien la dernière fois que nous l'avons vu, mais sa femme s'était fait mal et était

encore un peu souffrante. Si je ne me trompe pas, la famille va passer les grandes vacances à la campagne.

— Mais, mon jeune homme, vous parlez français très couramment et sans aucun accent du tout. Mais, j'y pense ! Vous avez fait vos études de français dans les classes d'Auguste, et maintenant je ne m'étonne plus que votre prononciation soit sans faute et tout à fait comme si vous aviez vécu longtemps en France. Voilà ce que c'est que d'avoir un bon maître comme Auguste.

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