‹ French composition and grammar reviewChapitre 8 sur 166 · Sur mer · texte numérisé non relu

Sur mer

Doucement, comme un cygne sur la surface d'un lac, la France a traversé la baie, conduite par un pilote expérimenté qui était venu à bord quand on était à New- York. Mais comme elle entrait en pleine mer, un petit bateau pêcheur, qui arrivait du côté de la terre, s'est approché, et en le voyant, le pilote a commencé à faire ses préparatifs de départ. Nos amis regrettaient de le voir partir, mais comme il allait se charger du courrier pour le remettre au bureau de poste, ils savaient qu'il s'en allait en quelque sorte comme un messager pour distribuer un peu de bonheur à leur famille.

L'après-midi était très belle. La mer était comme un miroir et pas un nuage ne se montrait dans le ciel bleu et ensoleillé.

C'était une belle après-midi pour se promener, et c'était aussi l'avis des passagers, car ils flânaient le long du pont, les messieurs fumant leurs cigares et les dames humant le bon air salé qui leur semblait si pur et si frais. Mais peu à peu le vent s'est mis à souffler, ce qui n'a pas déplu à nos amis, car ils voulaient jouir de cette bonne brise fraîche, la tête découverte,

Central News Photo Service.

Le paquebot la France, de la Compagnie générale transatlantique, quittant New-York pour le Havre.

pour sentir le vent passer à travers leurs cheveux ébouriffés. Dans le lointain, de petites taches blanches, qui ressemblaient à des flocons de coton, voltigeaient en l'air, mais quand le bateau s'en est approché, on a vu bien vite que c'étaient des mouettes blanches et légères qui de temps en temps interrompaient leur vol pour fondre sur les petits poissons qui nageaient à la surface de l'eau.

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