L*/de neuf se change en v: Il est neu/v heures
pa^zà tort et à travers. Le loup affamé attaque rhomme. Le couj) a porté juste. Le berger et le roi sont égaux devant Dieu. Un cheval léger à la course. Le gibier est nutritif. L'écuyer Aabile dresse les chevaux les plus rétifs. Le pigeon est fidèle à sa compagne. Un nom illustre est un bel héritage. Un paon orgueilleux. L'ouragan a dévasté la campagne. Le faon et la biche. Le brun et le rose se marient. Le tribun était un magistrat du peuple chez les Romains. Le parfum oriental vient de l'Arabie. Un jardin à l'italienne. Un chagrin inconsolable, Ne mettez pas la main au plat. Le patron a raison de mettre la main à l'œuvre. Le daim est agile et craintif. L'essaim a quitté la ruche. L'ambition est une i)assion insatiable. Une belle action augmente de prix quan^Z^on la fait sans ostentation. Le chien est l'ami de l'homme. Le mien et le tien occasionnent bien des querelles. Le foin est ini.SzCn meules. Un rien anéantit ce qu'un rien a fait naître.
Remarques. — 1. Le p dans trop et beaucoup^ se joint au mot suivant; 2. Les verbes en er et ici\ s'unissent à la voyelle du mot qu'ils précc'^dent en poCîsie et dans le style soutenu ; 3. L'r de dernier et premier se joint à la voyelle initiale du mot suivant ; 4. On, mon, ton, son, bon, en, un, aucun^ comimin, certain (ad j fictif), vain, prochain (adjectif), vilain, plein, bien, rien (adverbes), ancicîi, moyen, combien se lient aussi au mot suivant, mais au moyen d'un n additionnelle.!
1. Comme nous le savons, Vn dans les voyelles composc'jes {on, an, un, etc.), perd sa qnalit(^ de consonne et fait partie int('grale des voyelles o, a, u, et ne peut s'en dCitacher ; pour éviter l'hiatus ou le chanj^ement des sons on, an, un, il faut donc les unir au mot suivant par un n imaginaire.
EXEMPLES: -
Tous ne sauriez être trop aimable et trop indulgent envers ceux qui ont beaucoup souffert. Qui trop embrasse mal étreint. La Bruyère a beaucoup observé et beaucoup étudié la nature Aumaine. Il faut beaucoup aimer les ^ enfants pour les ^ instruire. Taire un service qu'on n a rendu, c'est ajouter au bienfait. Késister à la tentation, c'est échapper au danger. Il ne faut jamais délier min ennemi. ^^ P^^^ ^^^^ sacrifier à l'amitié excepté TAdnnete et le juste. Augustule fut le dernier empereur romain. Je vous dis ^ un dernier adieu. Constantin a été le premier empereur chrétien. Montgolfier fut le j)remier aéronaute. OUq augmente son bonheur enuCn faisant part à un^ami. Quan^Zt on ^ avance engage, on devrait aussi :avancer eu vertu. Je dois mon ^ assistance à tous les^infortunés, à mon n ennemi même. Ton ^ âme est immortelle, .songes z y. Son ^ esprit, son ^ intelligence, son ^ affabilité,
soUn urbanité, soUnexcellent cœur, lui ont valu l'estime et l'affection de tous ceux qui l'approchent. Un bon ^ ami est un trésor. A bon^ entendeur salut. C'était une grande erreur' ,de croire que la terre était plate, mais ^ on ^ en ^ est bien revenu. Xa Peyrouse a voyagé en ^ Europe, en ^ Asie, en ^ Afrique, eUn Amérique £t eUnOcéanie. Un ^ ancien ^ ami est une chose
toujours nouvelle. Urin avare tondrait un^œuf. Aucun ^^Aonimet n'est parfait. AucuUnami véritable n'est flatteur.
Un n ânier son sceptre à la main, Menait en „ empereur romain.
Deux coursiers à longues ^ oreilles.
Oh! je voudrais qu'on n entendit, tinter sur la vitre sonore,, le grésil léger qui bondit. Sa proposition a été acceptée d'un commun accord. C'est un^ Aomme d'un certain ^ âge et d'un çertaiHn esprit. C'est un vain ^ accord que celui des coquins. Tu crois 2 arriver au talent sans ^ effort, vain ^ espoir ! Nous ^ irons ^ au prochain n opéra. C'est un vilaiUnOiseau que celui qui salit son nid. C'est un vilaiUnAomme que le misanthrope. L'exerciceen plein^air exempte de beaucoup d'infirmités. Ayez pitié des. pauvres z enfants qui marchent nu-pieds en pleinn^iver et qui" vivent entassés dans des mansardes ^ étroites en plein ^ été. On gagne à fréquenter des gens bien ^ élevés, bieUnAabiles et bieUnAonorables. Pour rien „ au monde ne compromettez votre dignité d'homme. Les gens qui n'ont rien ^ à faire sont bien n à plaindre. Un ancien ^ ami est une chose toujours nouvelle. Hérotode est le plus ancien „ historien connu. Les chevaliers du moyen ^ âge étaient armés de piecZt^i^ cap.
aAILLARD'S COMMON SENSE METHOD, 175
Combien n en n a- t-on vus.
Qui du soir au matin, sont pauvres devenus. Pour vouloir trop tôt être riches.
CombieUnOnnaime et ron^estime celui qui s'oublie luimême pour songer auaj^ autres.
Elision de \IE.
lue à la fin d'un mot laisse tomber la voix d'une manière très douce, et prête à, la langue française une grâce et un charme qu'on ne retrouve dans aucun autre idiome; c'est la harpe éolienne, le son éthéré de notre gamme, (ou, on, au, un, e, é, in), celui qui constitue une des plus grandes harmonies de notre prose sans égale, et de nos vers : mignonne, tendresse, gloire, audace, lugubre, sont des désinences qui laissent dans l'oreille un son qui subsiste encore après que le mot a été articulé, comme les dernières vibrations de la corde d'une harpe que le musicien vient de toucher. Qui peut lire sans émotion des vers tels que les suivants, où les e répétés représentent si bien les soupirs <du prisonnier ?
EXEMPLES
QuautZ^au mouton bêlant la sombre boucherie.
Ouvre ses cavernes de mort, Pauvres chiens et moutons, toute la bergerie
Ne s'informe plus de son sort.
Pourtant le charm« cesse quand ces e sont repétés trop souvent, surtout ^quand il s'agit de notre conversation si animée et si pétillante ou de notre style léger ; ils rendent alors la phrase lourde et traînante. L'usage exige que l'on ^supprime ces e toutes les fois que, par cette elision, le langage devient plus coulant, plus rapide et plus élégant.
1.— Après une voyelle, Ve se supprime toujours, car il ne sert alors qu'à indiquer l'étymologie du mot où il se trouve :
176 GAILLARD'^ COMMON SENBJS. METHOI>.
EXEMPLES
Enjouement, je louerai, poésie, patrie. ,
2.— L'e se s'uppriine après un consonne, devant tout mot commençant par une voyelle ou un h muet, et l'union des mots se fait.
EXEMPLES
La patience est la vertu du sage. Il faut rendre dommage; à la divinité en n aimant ses semblables. La bienséance est de^ rigueur, mêm.e avec un ^ ennemi. Un^avare, même riche à. millions, est toujours gueux. La véritable Aistoire est celledes progrès de l'esprit Aumain.
3. — L'e après une consonne se supprime aussi, alors même que le motsuivant commence par une consonne, toutes, les fois que les organes de la voix peuvent prononcer sans son aide, et avec; facilité, la consonne qui précède Te et celle qui le suit.
EXEMPLES
Que de fous dans le monde. Je suis mécontent de vous, mon petit ami, je ne puis vous le cacker. N'avez-vous rien ^ à me dire pour votre défense? Qu'est-ce que vous avez donc? Vous ne me croyez pas sur parole ? Hé bien ! tant pis pour vous ; je ne fais jamais de serment, je me contente de dire, cela est ou cela n'est pas. Qu'est-ce que je puis faire pour vous? Je ne saurais vous dire combien je suis^/icureux de vous revoir de retour. Je ne i)cnse pas que le courage vous fasse défaut quan^Z^il s'agit de faire le bien. Qu'on ^a de mal à devenir moins 2 imparfait. C'est le premier pas qui coûte. Je ne sais;
quoi de suave et de doux est répandu sur le visage de Thonnête Aomme. La nature Aumaine n'est pas si méchante qu'on le dit. Qu'il ya de braves gens dans le inonde! C'est le destin des choses zAumaines de n'avoir qu'une courte et rapide durée. Les petits cadeaux entretiennent Famitié. Au revoir ! A demain!
Lorsqu'on rencontre des e dans plusieurs syllabes success! ve&, on les supprime alternativement, en commençant généralement par le second.
EXEMPLES
Vous êteSzAeureux de revoir vos parents? Je le crois; bien! Revenez me demander de l'ouvrage. Je vous ^ ai fait ua cadeau, je ne le reprendrai certes pas. Il a forfait à l'honneur,, et il est surpris de ce que je ne le reconnaisse jdIus! Aurais-tu besoin d'un service? Je ne te le demande pas, de peur que tu ne me le refuse. Je travaillerai jusqu'à ce que je devienne Aabile. Je ne vous oublierai jamais, je sais trop ce que je vous dois, cher ami! Tu te vantes de ce que le revenant ne te fais pas peur. Qu'est-ce que c'est (\ue cela? Ne répétez pas ce que je viens de vous confier. Un secret pour moi est une chose sacrée ; soyez donc siir que je ne le redirai à personne. C'est le fait d'un n Aomme d'honneur de ne revenir jamais sur la parole donnée. Qu'est-ce que je vois? Revenez, me voir la semaine prochaine
Remarques. 1 j& suivi d'un s (au pluriel des noms), ent (3e personne pluriel des verbes), ne se prononcent pas, mais Vs ou le ^, se joint au mot suivant, cornujençant par une voyelle ou un h muet. 1
EXEMPLES
Les grandes 2 et nobles pensées viennent du cœur. Lestâmes faibles obéiss6?it à leurs passions en ^ esclaves. Tous les peuples rendeTzt Aommage à la divinité. Les petites ^ économies mèn6?it à l'aisance. Les bonnes ^ et fortes ^ études se font surtout en France. . . .
2. L'e précédé d'une diphthongue- consonne, ne s'élide pas devant les mots «commençant par une consonne, parce qu'il serait alors impossible de faire entendre la double consonne sans le secours de Ve.
EXEMPLES
Comment un ^ autre pourrait-il garder votre secret si vous ne pouvez le garder vous-même. * Ne pesez jamais les bienfaits. Tous voudriez être savant ? Hé bien! tâcher de le devenir par un travail assidu. Les honnêtes gens se montre/i^ toujours jaloux de l'estime des autres ^Aommes. Le marbre prend vie sous le ciseau de l'artiste. A^otre père et votre mère sont vos meilleurs^amis, sachez-le bien. D'énormes nuages couvrent rhorizon. Mieux vaut perdre la vie que de perdre l'honneur.
(1) Toutefois Ve se prononce lorsque l'articulation ne saurait être distincte sans son aide. D'aimable^z enfants. De fortcA- études. Les méchants tremblent A l'approche de la mort.
8. E final devant une consonne; ent et es, aussi devant une consonne, et même devant tout mot commençant par une vovelle ou un h muet, se prononcent en poésie et comptent pour une syllabe.
EXE3IPLES:
Xi Tor ni la grandeur ne nous rende^it Aeureux.
Ces deux divinités n'accorde?zt à nos vœux
Que des biens peu certains, qu'un plaisir peu tranquille. . ^
Quels bras peut vous suspendre, innombrables ^ étoiles,
Xuit brillante, dis-nous qui t'a donné tes voiles ! . . .
Toi qu'annonce l'aurore, admirable flambeau,
Astre toujours le même, astre toujours nouveau.
Par quel ordre, ô soleil, viens-tu du sein de Fonde
Xous rendre les rayons de ta clarté féconde. . . ^
Et toi, dont le courroux veut engloutir la terre,
Mer terrible, en ton lit, quelle main te resserre?
Pour forcer ta prison, tu fais de vains ^ efforts,
La rage de tes flots expire sur tes bords. . . ^
Et secouant ses blanches ^ ailes,
L'ange, à ces mots, a pris l'essor.
Vers les demeures ^ éternelles. . . .
Pauvre mère ! . . . T on fils est mort.
Ni l'aveugle hasard, ni l'aveugle matière
N'eut pu créer mon^âme, essence de lumière
Je suis jeune, il est vrai, mais2aua:?zames bien nées,,
La valeur n'attend pas le nombre des années.
Table des matièkes.
De l'accent aigu, de l'accent grave, et de l'accent circonflexe. Conversation entre le maître et l'élève pour faire comprendre l'emploi et la valeur de
ces accents 9
De la cédille et du tréma. Conversation sur leur usage et leur utilité . 10 Du trait d'union et de l'apostrophe. Causes de leur raison d'être. Leur
emploi 11
^Notions préliminaires. Des lettres : Voyelles et consonnes ... 12 Comment se produit la voix. Tout étranger peut arriver à prononcer parfaitement le français. Pourquoi ? Ame de la lettre. Gymnastique
vocale. Respiration . 13
Rhythme. Comment corriger le bégaiement, *le zézaiement et le grasseyement. Origine des sons 14
De la voyelle A. Idée qu'elle représente. Sens intime. Ce qu'il faut faire
pour la prononcer 15
De la voyelle JE. Sens intime. Prononciation 16
De la voyelle /. Sa signification. Sa prononciation 17
De la voyelle 0. Ce qu'elle dépeint. Jeu des organes pour la prononcer 18 De la voyelle U. Traits caractéristiques. Moyen sûr de la prononcer . 20 Les Co^'SONNEs.— Des labiales. Ce qu'elles figurent. Jeu des lèvres pour leur j)rononciation :
Des dentales : Z, JS, C. Sensations qu'elles représentent. Position des organes pour leur prononciation . . 26
Des LiXGUAiiES.— Leur nature intime. Action de la langue dans leur émission :
i, iVr ....... 31
GAILLARDES COMMON SEmE METHOD.
L'enfaxt Gate. Résumé sur les combinaisons de voyelles et de consonnes qui précèdent :
1er Tableau — Exercice et questions -34
Ge - u i. u 3g.
fie " '' " " 39'
Des Palatales. — Ce qui a donné lui à ces sortes d'articulations. Le rôle du palais dans leur formation :