L'ASPIRANT DE MARINE
Élevé à bord, à l'école de cette vie dure et sauvage, la sublimité et les harmonies de cette nature toujours primitive se reflétèrent dans cette jeune âme si ardente et si vive, et y firent germer les plus nobles sentiments.
Tout enfant,1 son père se plaisait à lui faire admirer les tableaux variés et grandioses qui se déroulaient sans cesse à sa vue. Tantôt bercé dans les hunes2 au bruit de la tempête, Paul souriait à sa voix mugissante. Tantôt le vieux maître La Joie, le prenant sur son dos, le portait à la cime du mât le plus élevé 5 et là, façonnant ses petites mains au rude toucher