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CHAPITRE CINQUIÈME

LA JOURNÉE d'un MINISTRE.

Pages.

Après la crise. — Les revirements de conscience allant de conserve avec les transformations de la politique. — Morny et son installation, place Beauvau. — Ses premiers actes. — Une diversion instructive : la Journée d'un Ministre sous le Se'cond Empire. — Coup d'œil jeté sur Tenvahissement quotidien des lettres, des avis, des rapports. — La parole est d'abord à M. le Procureur général.

— Contre les ennemis de l'ordre ; ^èle de la Sûreté, rigueurs du Parquet. — D'autres pièces inédites. — Sollicitations et pétitions ; la curée des places. — Des fonctionnaires aux publicistes. — Conditions précaires des journaux ; quelques preuves frappantes. — Comment tombaient de toutes mains les coups dé férule. — Correspondances entre ministres sur les gens et les choses de la presse.

— En pleine documentation officielle : particularités du genre d'existence qu'avaient à supporter, sous la tutelle de l'Administration, journaux et journalistes. — Comment M. le Ministre accueille les demandes en autorisation ; sévère aux feuilles politiques, facile à la littérature légère. — De plaisantes fondations : le Bonnet de Coton, l'Olynipe et l'Amour. — Des lettres. — Quelques fleurs cueillies dans les plates-bandes de la police. — Le dossier personnel de Villemessant; pièces officielles inédites. — L'examen de toutes ces pièces. — Fin de la « Journée d'un ministre «. — Comment en agissait personnellement Morny. — L'éloignement naturel qu'il avait des petites agitations et des vaines tracasseries, l'effort de sa pensée se réservant à remplir de plus larges vues. — Ses desseins brusquement arrêtés par le décret de confiscation des biens de la famille d'Orléans. — Démission offerte et acceptée. — Les causes complexes et véritables de cette démission. — Antagonisme secret entre le prince-président et le comte de Morn.v. — Prétexte opportun ; habile sortie 125

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