SCÈNE XII
DE SIVRY seul, puis BRÉVAL.
DE SIVRY
Le poignard de Claudia... Eli!... que me feraient les dangers, les obstacles, si je pouvais espérer?... Oh! c'est du délire, de la folie... mais j'espère!... Bréval, je suivrai ton exemple, et non pas tes conseils; à quelque prix que ce soit aujourd’hui, aujourd’hui même je la reverrai, j espère, parce que je
Veux... Partons !... (Un coup tic pistolet dans la coulisse./ Ull COUp de. IcU,
de la fumée à cette fenêtre! seruit-il arrivé quelque malheur à Bréval? Ces pressentiments dont il parlait? Non!... le voilà... il traverse la rue... il revient. (Bréval cmrc.)Coninietuespâle ! tu te SOUtiensapeinC. ..Qu’aS-tudonC? (lia remonté virement lasccue. La porte
do fond s'est rouverte. Do Ere'valparoit sur le fenil ; il est très-pSle, chancelle, et vient appuyer sa main sur le do. d'un eona|u : . Dr Sivry recule avec un effroi involontaire.]
DE IIItÉVAL.
Ce que j’ai? Se... je' Efteurs!
DE SIVRY
Bréval, mon ami î
DE BRÉVAL
Je te l’avais dit, c’est un méuer misérable... tôt ou tard... un châtiment... j’ai le mien!...
Ton châtiment!...
que le nôtre...
Le mari... il était là...
Eh bien?
DE BRÉVAL
et... dans sa colère...
DE SIVRY
DE BRÉVAL
Regarde... (il lui montre sa poitrine ensanglantée.)
DE SIVRY
Du sang!... un meurtre!...
DE BRÉVAt.
Légitime!... J’ai une mère!... s’il se peut qu’elle îgtiofe... Tiens, quand on va venir, qu ■ personne ne trouve sur moi... cette honte!... ce recueil d’infamies... (n lui remet son agenda./ Et toi, n’oublie pas... (Il pousse un cil et tombe.) Ah!
DE SlViiY; cornant à une sonuclle et la secouant avec forcé.
Bréval! mais du secours, mon Dieu! du secours!... (Btévai
revu nt à lui.)
DE BRÉVAL, relevant la tête et faisant un dernier effort.
Inutile... perdu!... ma rnolt est juste... adieu!... (fl meurt. —
Antenor, plusieurs Garçons et d’autres personnes eutrent dé tous les côtés. On ié groupe autour de Bréval mort et de Sivry qui le soutient dans ses bras.)