BLANCHE, ROBERT, ADRIEN
ADRIEN; entrant et voyant de loin Blanche qui, les yeux fixés, s’appuie convulsivement sur le bras do son fiére 1 1 n’ose regarder celui qui s approche.
La voilà... c'est elle!... (a Roheo.) Pardon, mon ami, pardon, si j’ai devancé encore l’heure: permetez-moi de ne pas m’en repentir, puisque je suis assez heureux poux - ... Mais que vois-je, mademoiselle! cette pâleur?
ROBERT, très-froidement.
Monsieur le baron...
ADRIEN
Ce ton cérémonieux?
- ROBERT
C’est celui que je dois prendre pour yous annoncer... que ce mariage est impossible.
ADRIEN, reculant.
Impossible! Ah! comte, ne vous faites pas un jeu de mon amour!
Je vous le répète, ce mariage est impossible...
ADRIEN
Quoi ! lorsque ce matin encore, vous m’avez accueilli comme votre frère?
ROBERT
C’est que, ce matin, je h’ai pas eu la force de vous dire ce que je vous dis maintenant.
ADRIEN
Non... je ne puis croire encore...
ROBERT
II le faudra, cependant... lorsque je vous prierai de reprendre ces présents de noce...
ADRIEN
Les reprendre, monsieur?
ROBERT
Je serai alors obligé de vous les renvoyer.
ADRIEN
Est-ce bien vous que j’entends? Je reste foudroyé, anéanti! En quoi donc m’avez-vous reconnu tout à coup indigne de la main de votre sœur?
ROBERT
Ne m’interrogez pas, monsieur...
ADRIEN
C’est donc mademoiselle Blanche que j’interrogerai... elle dont 'le silence en ce moment ..
ROBERT
C’est un silence quelle ne rompra que pour vous dire comme moi...
BRANCHE, lentement.
Ce mariage est impossible ..
ADRIEN
11 est donc vrai! je n’en puis douter... C'est elle-même qui mele dit... et je nie croyais aimé'... aimé!.. *h! malheureuse! je vous aime encore, moi!... je vous ai 11 e tellement qiv* j'accusê le destin, la fatalité, le monde entier, p.Uiôl que vous, made-