SCENE VII
lrs mirks, le sénéchal et sa suite, puis BLANCHE ef MIRETTE.
le sénéchal, tenant de la droite. On n'a pas besoin de me répéter deux fois la même chose, je comprends à demi-mot. Où sont-ils, ces vagabonds ?
LES PAYSANS. Les TOilà.
i.e sénéchal, à Tranquille et à la Duchesse.
Approchez, et ne mentez pis, si c'est possible. Vous avez couché hier de I autre côté de la forêt, dans une bourgade, où vous avez eu l'audace de chanter une complainte séditieuse...
tranquille. Mon bon seigneur...
LE 8É.NÉII1AL. l’aii! je comprendsà demi-mnt... vous chantiez les aventures et les malheurs d'un prétendu d'Armagnac qui n’a jamais existé...
tranquille. Oh! une fiction! H faut passer quelque chose à la muse capricieuse des poètes.
le sénéchal. Paix J me prenez-vous pour un sot... pour un imbécile!. ..
blanche, qui parai/ au fond avec tes femmes et Mirctte. Qu’y a-t-il donc?
LE sénéchal, aux paysans et au compagnons.
Mademoiselle Blanche d'Armagnac?
tocs, zaiuani. Mademoiselle Blanche!
lb sénéchal. Ce n'eil rien! permettez, mademoiselle, des gens suspects, des drélrs qui pur* courent le pays pour raviver de vjcux levains de discorde, et que je vais fourrer en nriton...
Miner i k, avec compassion. Oh! les pauvres gens...
ai Je demande grâce pour eux, monsieur
le sénéchal. Tenet, voila Minllc, à qui je disais en venant: Fais un vau et je l'exaucrrai. Veui-tu que je te donne la liberté de res malheureux, ma fille T
mirette. Ahl madame, que vous êtes bonne!
JEan-ie blono. C'est un ange’.
la duchesse, à port, bile! ma grâce!... par elle!...
tranquille , A lui- même. Blanche d'Armagnac. . elle est donc bonne et belle. Kh bien!... est ce que je vais pactiser a >ec les ennemis, moi!
le sénéchal, qui a parlé à Blanche. Sujet sûre. madame, que ce sont d abominable* mécréants...
Ta s >o et lie . Nous! par eicmplel (A Blanche.) Pardon, madame, mais nous ne pouvons rester un mumcul de plus dans une province où l’on a une opinion si défavorable des voyageurs; et ce serait meure le comble à vos boutes que d'ordonner, je vous prie, qu'on noua délivre un sauf-conduit.
la iKjf.iiRUK, arec un regard de reproche* Tranquille. l’roiégée par elle !
blanche, à Mirette. Veux-tu qu'on leur donne un sauf-conduit, Mirette?
MiMKTiE. Oh 1 certainement. blanchi:. Voua l'entendez, sénéchal...
le sénéchal. J'entends à demi-mot, nuis... (à pari ) je n’en ferai qu'a ma télé.
blanche. Vous auret et que vous demandez, brave liumme... (Adressant à Jean-lc-Blond un regard furtif et gracieux.) le remonte à cheval, et nous partous a |'in»tanl pour l’aria. Oui m'aime me suive! [Elit torl suivie de Mi relu, de tes femmes et des paysans.)
j fa n-l» -blond. Ài-je bien entendu?... (te Sénéchal remonte à ton tour et Tranquille cherche à lui parler. J
la dccuissk. Mon enfant, ne me quitte! pas encore. Un mot seulement, par grâce... ditcsmoi...
JSAN-LR- blond. Il mo faut un cheval 1 jauni un cheval!
la duluessr. Vous ne Toulet pas m'entendre... jkan-lf.- blond. Si fait... mais je n'ai pas le temps, rat bonne dame; écoutei, vous altri a Paris?
la duchesse. Oui. Mais il Coût que ja vous «taris. jean-i a- blond. Kh bien! à Paris... à l'auberge de la Pie... chez maître Pavot, là... vous devez être contente... Au revoir!.-, au revoir!... \/l te sauve en courant.)
la duchesse. Ab: je la vois bien I II l'aime!...
Et si c'était lui !... Oh! ce serait affreux!
(Tranquille qui ment de parlementer avec le Sénéchal.) C« sauf-conduit. Lavez-vous?...
tranquille, embarrassé. Je l'ai un peu... pas encore... tout à fait.
la dlcius-k Ayei-le... U me le fautl je veut partir sur-le-champ, je veux le suivre. Ohl je ne sais, mais il oie semble que Dieu ni'cntraluc sur scs pasl ( Hic sort par U gauche.)
tka.n jiiiLLK. Et le séuécbal qui ne veut pas (□entendre!