‹ Frere Tranquille cronique du temps de Charles 8Chapitre 23 sur 59 · MIRETTE. LA PAVOT · texte numérisé non relu

MIRETTE. LA PAVOT

la PAvor. Fillette, fillette... nous avons quelque chose en tête...

mirette. .Moi. ma mère... je vous jure...

i.a pavot. Ce pauvre Simonnot, tu ne le regardes plus seulement...

mirette, riant. C’est qu'il n'est pas agréable à rrgaider, ma mère.

la pavot. C'est dommage! tu aurais été si bieu ta mvltresse avec ce bêta de Simonnot. C'est dommage! et puis, vois-tu, fillette, nous vivons dana un tecnp< où personue ne peut dire : demain, je ferai ccci. ou je ferai cela; un temps de tnysirr* et d'épouvaoïc où bien des vivants devraient être morts, où bien des morts sont peut-être vivants l mirette, souriant. Bon, boo. je vous devine I toujours la vieille histoire! le fameut petit Jean d'Armagnac qui est en vie et qui court le monde en compagnie d'un fantdnie qui est sa mere, et d'un graua magicien! C'est cela, n'est-ce pas? la pavot. Oh! ris... moque-toi de moi!...

mirette. Croyez bien, bonne mère, qu'il n'y a qu'une seule personne au monde qui |x>rte et pui»se porter h* nom d'Armagnac, c'est madame Blanche, et celle-là. je l'aime de toute mou âme.

le PAVOT. Il bous faut aimes tout ce qui porte ce nom. mais... mais...

utumi. Mais quoi!

la fatot. Ce n'était pas une fille, e’étilt un garçon !... ( Mariette te met à rire,) Et si je le disais que j'en suis sûre... et que lo nuit de sang, la nuit du grand désastre, où tomba U tête d'Armajruac, je «il passer sur la route... le frère Tranquille...

itiMKitB. Ah! bon! le magicien!...

la p* tôt. Il marchait à grandi pas... dans te demi-jour de la lune qui se couchait, il paraissait •voir vingt coudées... Il s'approcha de moi, et du doigt me montrant le fond de la plaine!... la mère et l’enfant vivront, qu'il me dit : mais souveurz-vou», bonne femme, que si jamais l'enfant venait à se perdre, souvenez-vous qu'il porte sur le cœur, gravé dans ses chair*, l'écusson d Armagnac I... Et il te perdit dans l'obscurité... la voix de pavot. Eh bien! madame Pavot!

l* pavot. On y val... Adieu, tilleite. et ne te moque plu* des vieilles gens, ni de leurs vieilles histoires!

la votx ne pavot. Voyons donc, madame Pavot!

la pavot, fermant ta fenêtre. C'est bon, mon Dieu, on y va! (E/le sort.)

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