Fortune évaluée en rcven
7. Quali6cations ou fonctions depuis l'entrée dans la Société
M COBNB.
CoKNB, Célestin-Bamabé
Géomètre , receveur et régisseur.
10 juin 1789.
Marié.
Quatre enfants.
Environ 2,000 francs.
Ingjénieur géomètre de première classe, de i8oq a 1820. Maire de Maresquel de 1825 a i83o. Depuis, receveur et régisseur des bois de Fressin.
Sains et Créquy. Adjoint au maire de Fressin depuis i835. Membre du comité local d'instruction primaire du i5 mai i835.
Membre de la Commission chargée de surveiller les travaux de petite vicina* lité du canton de Fruges, en date du 2 avril 1844.
M. PBUVOST.
Pruvost, Jean-Baptiste- Augustin-Joseph, fils.
Brasseur et cultivateur.
S4 décembre 1797.
Célibataire.
Ses père et mère sont encore existants.
Brasseur et cultivateur, membre du Comice agricole du canton de Fniges depuis 1844, et membre du Bureau de Bienfaisance de la commune de Fressin du 3i août 1846.
En octobre et en novembre, on fait travailler aux chemins pour donner du travail aux ouvriers, et le Conseil traite avec MM. Santallieret Berthe de cessions ou échanges de terrain à propos de la route de Sains à Barles. On vend aussi à Isidore Houllier une parcelle
544 Fkkssin
de terrain îautile à la Conr.muiie. A ces réunions on voit parmi les forts imposés : MM. Armand Le Noir, Norbert Fiolet, Pierre-Joseph Bruchet, Pierre Bruche, Jean-Baptiste Bodet, Pierre-Joseph Bouret. A différentes reprises on avait mis aux enchères les trente-cinq tilleuls qui ornaient la place de l'école ; ils n'étaient pas encore adjugés à la fin de 1848.
L'Assemblée constituante avait offert en doii patriotique un drapeau aux communes. Le Conseil municipal de Fressin accepta le cadeau et vota les fonds nécessaires pour l'emballage et le port du drapeau, 7 janvier 1849.
Au mois d'août, on décida de construire un pont sur la Planquette. Le devis s'élevait à la somme de 1,398 fr. 28 centimes.
Invité à voter la somme de 997 fr. pour le chemin de Sains à Créquy. le Conseil de Fressin déclara ne pas voir l'utilité de ce chemin pour la Commune. Fressin préférerait un chemin qui irait directement à Créquy par le bois de Sains. Les Communes de Sains, de Créquy et de Torcy n'ont rien voté pour le pont de Fressin sur la Planquette. Au surplus, la Commune de Fressin va avoir à se mettre en frais pour la nouvelle route que l'on parle d'établir entre Ruisseauville et Aubin-St Vaast.
Et en effet, à la fin de l'année, le 22 décembre 1849, on avait les plans et devis de cette route, qualifiée chemin d'intérêt collectif. Pour échapper à de trop fortes indemnités, on évitait de longer les habitations de MM. Seillière et Le Noir. On -demandait à la commune de Fressin 9,594 fr. pour un parcours de 4 kilomètres. En 1851, le chemin d'Aubin à Ruisseauville est estimé devoir coûter 51,770 fr. de construction et 1,570 fr. d'entretien annuel. Un décret de 1854 autorisa la commune de Fressin à s'imposer pour ce chemin.
Go.'j
La Commune 545
Le chemin d'Aubin n'exempta point la commune de contribuer à celui de Créquy. En février 185 1, le Conseil avait sous les yeux, pour ce chemin, un devis de 18,048 fr. tant pour réparation que pour construction. Sur cette somme, les contribuables de Fressîn devaient payer 7,399 fr. ; mais le Conseil, estimant qu'on devait tenir compte des paiements déjà faits, croit n'avoir plus à payer que 78 fr. 66 centimes .
C'est à partir de cette époque que les représentants de la Commune paraissent s'occuper régulièrement des pauvres. Le compte du Bureau de bienfaisance pour 1849 porte une somme de 1,278 fr. de recettes et autant de dépenses. Pour l'exercice suivant, une somme de 984 fr. est inscrite au Budget communal pour le soulagement des indigents, sans préjudice d'une somme de 100 fr. que nous voyons régulièrement affecter chaque année en faveur des malades. Il est bon certainement de venir en aide aux malheureux, et, à défaut d'institutions inspirées par le Christianisme dont la charité est la loi fondamentale, les pouvoirs publics ont ici un devoir à remplir. Mais il nous sera bien permis de faire observer que les créations de la philanthropie moderne n'ont pas les avantages des œuvres catholiques : elles coûtent beaucoup plus cher; s'exerçant par la voie de l'impôt, elles n'ont pas pour les contribuables le mérite du verre d'eau donné au Nom de Jésus-Christ ; enfin, elles dispensent le pauvre de toute reconnaissance.
La ville d'Hesdin demandait, en 1851, la création d'un deuxième franc-marthé mensuel, qui se tiendrait le 4® jeudi. Nous avons écrit ailleurs que c'était rétablir ce qui avait existé autrefois. Le Conseil municipal de Fressin donna un avis favorable, à condition que ce marché fût exempt de tout espèce de droits. Séance du 21 avril 1851.
§ 6. — Le 2 DÉCEMBRE
ET LE Sbcokd Empire.
. Loui$ Bonaparte, dont les pouvoirs devaient finir en mai 1852, avait chassé les représentants de la nation et s'était, en attendant mieux, fait proroger pour dix ans la Présidence de la République.
Le 5 mai 1852; les onze conseillers municipaux de Fressin furent appelés a lui prêter serment, selon la formule suivante: « Je jure obéissance à la Constitution et fidélité au Président. » Jean-Baptiste Grenier, décédé le 5 août 1850', n'avait pas été remplacé.
Le 5 juillet, les membres du Bureau de bienfaisance prêtèrent aussi serment au Prince-Président, comme on disait alors. Toutefois, M. Honhomme ne parut point à la mairie en cette circonstance. En place de son serment, les membres du Bureau entendirent la lecture d'une lettre par laquelle il donnait sa démission. C'est un fait qui mérite d'être signalé à l'honneur de notre prédécesseur.
Quelque chose de plus fort. L'instituteur Jacques- Antoine-Hilaire Canu fut aussi appelé à prêter le serment de fidélité à titre de secrétaire de la mairie.
En 1852, nous trouvons Boniface Coutelet parmi les principaux imposés. En 1853, nous y trouvons André Coache.
Le II mai 1852, Messieurs Its conseillers municipaux de Fressin adressèrent une supplique à « Son Excellence Monseigneur le Ministre de l'instruction publique et des Cultes « pour le rétablissement du vicariat rétribué, lequel a existé depuis le Concordat jus* qu'en 1833.
La Commune 547
Voici les principaux motifs qu'ils alléguèrent à Tappui de leur demande.
I** La Commune possède une maison vicariale, qu'elle ne possédait pas en 1833. Auparavant elle payait au vicaire une indemnité de logement. Mais un prêtre charitable a fondé un établissement religieux pour l'éducation des filles confiée aux Sœurs de la Sainte-Famille. Il fit aussi don d'une école pour les garçons, et enfin d'une maison avec cour et jardin y attenants, < pour être, cette dernière, exclusivement affectée au logement du vicaire. »
2® Vers 1833, ^^gf d^ la Tour d'Auvergne,- évêque d'Arras, ayant nommé un nouveau vicaire à Fressin, le desservant d'alors, de son autorité privée, pour des motifs qu'on ne peut apprécier, et sur lesquels le Conseil n'avait pas été appelé à délibérer, refusa de recevoir ce vicaire, ce qui détermina Mgr de la Tour d'Auvergne à transférer ailleurs ce vicariat, résolution qui fut toujours regrettée par la Commune de Fressin. *
3° Il résulte d'une lettre adressée par Monseigneur au desservant actuel, en 1842, que Sa Grandeur avait l'intention de rendre à la commune son vicariat, à cause de la donation Héame et de l'importance de la population réunie de Fressin et Planques, qui est de 1,350 âmes. . , . ,
6*^ Si le vicariat n'a pas été rétabli depuis 1833, cela tient à des arrangements provisoires qui assuraient le service religieux à Planqites par le vicaire de Bucamps.
Comme nous l'avons dit en son lieu, dans l'histoire de la paroisse, cette intervention du Conseil municipal fut provoquée par la Commune de Planques, qui désirait être séparée de Fressin et être érigée en succursale. Si la ^suppression du vicariat de Fressin est
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due à M. le curé Coubronne, nous le regrettons pour sa mémoire,^ct nous comprenons qu'il ait indisposé contre lui les représentants de la Commune. Toutefois, si c'est pour ce motif qu'on lui a retiré l'indemnité de seconde messe, nous ne nous expliquons point qu'on ait attendu l'année 1838 pour prendre ce parti.
En juin 1850, le garde champêtre cantonnier ayant donné sa démission pour se livrer chez lui à la culture du tabac, on proposa de lui substituer un cantonnier journalier. Désormais il n'y eut plus qu'un garde champêtre, comme autrefois, au salaire fixe et annuel de 200 fr.
Le 25 juillet 1852, sur 303 électeurs inscrits, 187 vinrent voter pour le renouvellement intégral du Conseil municipal. Les douze conseillers furent élus au premier tour. Ce furent :
MM. Floride Vaillant, avec 167 voix ; Victor Bruyant, 15e ; Jean-Baptiste Pruvost, 152 ; Emile Viollette, 152 ; Pierre Louvet, 148 :
Alexandre Dusolon, 146 :
Pierre Moine, 145 :
Barnabe Corne, 143 ; , François Desmons, 128 ; Jean-Marie Desobry, 122 :
Le Vicomte Le Noir, 1 16 ; Norbert Fiolet, 116.
Ces Messieurs furent installés le 16 août et renouvelèrent leur serment du 5 mai. Mais, ce qu'il faut avoir vu pour le croire, le maire M. Corne et l'adjoint M. Pruvost avaient été installés dès le 14 juillet, c'està-dire avant l'élection du Conseil. Si la population ne les avait pas acceptés, ils auraient eu tput de même
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droit d'assister aux séances et d'y voter. Ainsi le voulait le régime de décembre.
M. Corne étant décédé ie26 décembre 1852, M. Pruvost remplit trois ans les fonctions de maire avec le titre d'adjoint.
La présidence décennale était un acheminement à TEmpire. A l'occasion de la proclamation de Sa Majesté Napoléon III, le Bureau de bienfaisance fut invité à voter un impôt extraordinaire en faveur des indigents. On vota 200 francs, < selo^i les vues de l'Élu de la nation. > Le Conseil municipal et les principaux imposés sanctionnèrent le vote du Bureau de bienfaisance.
Et le pauvre peuple croyait être redevable à l'Empereur de la saignée faite aux contribuables.
Le changement de titre nécessita -un nouveau serment. Le 6 mars 1853 , nos Conseillers jurèrent < Obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur » M. Desobry, retenu chez lui par une indisposition, et M. le Vicomte Le Noir, en quartiers d'hiver à Amiens, envoyèrent leur serment par écrit.
Le même jour, les membres du Bureau de bienfaisance, et M. Canu, secrétaire de la mairie, durent aussi se lier de nouveau envers César. M. Bonhomme, appelé le premier, ne répondit point à l'appel de son nom. Toutefois il restait membre du Bureau, malgré sa démission de l'année précédente. Une circul9,iredu Ministre de l'Intérieur, de l'Agriculture et du Commerce, dispensait les membres du clergé de cette formalité qui alors en eut éloigné un grand nombre des corps constitués où le Pouvoir désirait les maintenir.
Il est juste de reconnaître que le gouvernement, à cette première période de son existence, suivait une politique correcte et pleine de délicatesse à l'égard de
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la religion et de ses ministres. C'est ce qui explique et peut jusqu'à un certain point excuser l'entrainement de la majeure partie de la population française et même d'une notable partie du clergé. Beaucoup ignoraient les premiers actes du Prince contre le Saint-Siège ; la fameuse lettre à Edgard Ney n'avait pas été assez remarquée du plus grand nombre. Il fallut la fatale guerre d'Italie et ses conséquences pour ouvrir les yeux et faire l'union complète parmi les chrétiens.
A la session de mai 1853, on inscrivit au Budget de la commune un crédit de 50 fr, pour la part contributive de Fressin au traitement du commissaire cantonal de police.
Le 27 novembre, M. Jacques-Marie- Alexis St-Remy, régisseur des forêts de Créquy, bois de Sains et Fressin, mandataire de M. le baron Achille Seillière, acheta à la commune une portion de flégard près des ruines du vieux château féodal, (i)
Une société de pompiers avait été organisée lors de l'achat de la pompe à incendie. Victor Bruyant ayant été nommé, par décret impérial du 16 novembre 1853, sous-lieutenant de cette subdivision de compagnie, prêta serment à l'Empereur le 15 janvier 1854. On acheta des casques pour ses hommes cette même année.
La Chambre de commerce de Boulogne prît, en 1854, l'initiative d'un vœu pour la construction d'un chemin de fer départemental. Il s'agissait de joindre Arras à Boulogne par Aubigny, Saint Pol, Anvîn, Hesdin,
(1) Le baron Achille Seillière avait le goût des arts. H fit de son château de Mello un véritable musée, où il réunit une collection très estimée de tableaux, de statues, de bibelots rares et précieux, d'objets de haute curiosité, qui provoquent, avec la richesse de l'ameublement, l'admiration des voyageurs admis à visiter cette splendide résidence .
Le catalogue de cette inestimable collection a été publié en 189a 1 vol. in-4 illustré de 40 planches hors texte, représentant 8l figures d'objets d'art de premier ordre.
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Montreuil, Etaples, avec un embranchement destiné à desservir le bassin houiller récemment découvert, lequel embranchement partirait d'Anvin et irait à Douai par Lille, Béthune et Lens. Le Conseil municipal, en sa séance du 17 avril, a donné son adhésion à ce projet grandiose.
II a fallu attendre jusqu'à Tannée 1878 pour que le chemin départemental fût ouvert dans toute sa longueur ; il est vrai que le bassin houiller avait eu sa ligne en i8éo.
Le 19 mai 1854, et dans i:ne séance subséquente, le Conseil étudia un projet de Règlement et de tarif pour les concessions de terrain au cimetière, à propos d'une demande faite par M"*® la Vicomtesse Le Noir.
En cette circonstance, le Conseil municipal se mit absolument en contradiction avec une autre assemblée, sa devancière, laquelle avait prétendu que le cimetière de Fressin était insuffisant et qu'il y aurait peut-être lieu d'en ouvrir un plus vaste loin du centre du village.
Selon les conseillers de 1854, le cimetière de Fressin, tel qu'il est, n'oblige pas à renouveler les sépultures plus souvent que de quinze à vingt ans, c'est-à-dire qu'il est beaucoup plus grand que la loi ne demande. Or, sii le cimetière suffisait pour une population de 1,200 âmes, il doit bien suffire aujourd'hui que la population n'atteint plus le chiffre de 800 habitants.
Aux élections municipales du 22 juillet 1855, on vota deux fois. Sur 295 électeurs inscrits, 214 se présentèrent.
Au premier tour, dix conseillers eurent la majorité absolue. Ce furent:
MM. Vaillant, avec 206 voix; Louvet, 201 ; Pruvost, 194; Emile Viollette, 170;
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MM. Alexandre Dusolon, 163; Joseph Gamaiii, 163 ; Pierre-Joseph Bruchet, 144; Gilles Desmons, 144; Victor Bruyant, 115; Câron Desobry, iio;
Au second tour, M. Eugène de Contes obtînt 144 voix, et M. Alexis S* Remy, 127.
Le 20 août, eut lieu l'installation de M. Pruvost en qualité de maire, et celle de M. Floride Vaillant en qualité d'adjoint, ce dernier en remplacement de M. Emile Viollette non acceptant.
Le maire Pruvost es t. né le 24 décembre 1797; il est brasseur et cultivateur; célibataire; sa fortune est évaluée en revenus à 800 francs.
L'adjoint Vaillant, né le 5 février 1809, est qualifié ménager et planteur de tabac; il a deux enfants; sa fortune est évaluée en revenus à 400 francs.
Le 16 novembre 1855, le Conseil municipal vota un emprunt de 3.000 francs pour former un atelier de charité, dont 2.000 francs pour faire travailler à la Lombardie, sur le chemin d'Aubin. En janvier 1856, on occupait trente ouvriers sur ce chemin, et Ton reçut une allocation de 800 francs du gouvernement pour le même objet.
On vendit ensuite le marais Duflos pour payer les emprises faites pour le chemin d'Aubin à Ruisseauville. On s'occupa aussi du Mont Hulin qu'ion se proposait de classer jusqu'au Blanc-Mont allant vers Béalencourt et de prolonger vers Bucamps jusqu'à la route Nationale.
En janvier 1856. Joseph Gamain fut nommé souslieutenant à la division de la compagnie des sapeurspompiers, en remplacement de M. Bruyant, décédé.
Le 27 février 1858, le Conseil municipal autorisa le
GoqqI*
La CoMMiKK 553
sieur Vaillant à ériger une croix sur le terrain communal.
Un seul tour de scrutin suffit pour parfaire l'élection municipale du 19 août 1860.
Sur 291 électeurs inscrits, 205 vinrent déposer leur bulletin. Furent élus:
MM. Pierre Louvet, avec 176 suffrages; Pruvost, 195 ; Gilles Desmons, 194; Emile Viollette, 19 r; Joseph Gamain, 180; Caron-Desobry, 180; Pierre-Joseph Bruchet, 161 ; Saint-Remy, 159; Alexandre Dusolon, 150; Jean-Baptiste Grandel, 147; Floride Vaillant, 139; Eugène de Contes, 124;
Le Préfet nomma le même maire et le même adjoint qu'en 1855, ^^- Pruvost et M. Vaillant.
Le maire Pruvost avait été installé avant l'élection du Conseil, le 17 août, par M. Vaillant, adjoint et alors premier conseiller. Op lui attribue un revenu de i.ooo francs. Le nouveau conseil fut installé le 3 septembre, et M. l'adjoint Vaillant le 27 octobre; on lui attribue 500 francs de revenu.
Le 30 novembre 1860, le Conseil municipal, présents les hauts imposés: Me.ssieurs Santallier, Louvet. Berthe, Joseph et François Bouret, Denoyelle, Bruyant, Bruche, Thillier, Bourbier, Legendre, Warin, Verdin, Coutelet. vota conditionnellement la somme de 2,100 francs, payables en sept annuités, pour la restauration de l'église, dont le devis, dressé par M. Normand, s'élevait à la somme de 15,766 fr. 35.
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Le Conseil de fabrique avait aussi voté 2.100 francs. Cinq ans plus tard,le devis étant réduit à 7,764 fr. 93, le Conseil municipal approuva cette modification. Il fallut voter 500 francs pour la visite à Fressin de M. Epellet, Tarchîtecte diocésain.
En i86i, le Conseil municipal fit réparer à ses frais les bâtiments de l'école de garçons, et y fit placer une gorge en plafonnage.
En 1863, on demandait 910 fr. à la Commune pour la reconstruction du pont d'Aubin sur la Canche. L'année suivante, on se contenta de 455 fr.
A la veille de l'érection de l'église de Planques en succursale, le Conseil de Fressin, en sa séance du 29 mai 1864, renouvela ses protestations du 1 1 mai 1852. En juillet 1864, la commune de Fressin donna un avis défavorable à la création d'un marché aux bestiaux à Heuchin, marché dont notre commune n'a point besoin, et qui ne pourrait que nuire à celui de Fruges. Le 23 juillet 1865, onze Conseillers furent élus au premier tour. Sur 260 électeurs inscrits (on remarquera que le nombre en diminuait à chaque élection) et 180 votants, MM. Louvet obtint 172 voix ;
Pruvost, 170 ;
Vaillant. 165 :
Emile Viollette, 164 ;
Joseph Gamain, 162 ;
Caron-Desobry, 162 ;
Gilles Desmons, 159 ;
St Remy, 148 ;
Eugène de Contes, 143 ;
Pierre-Joseph Bruchet, 142 ;
Félix Bourbier, 118 .
Au second tour, M. Pierre-Augustin Denoyelle eut 112 voix sur 203 votants.
Goo^l«
La Commune 555
Le Préfet renouvela les nominations de MM. Pruvost et Vaillant aux fonctions de maire et d'adjoint. Us furent installés le 30 août. On donne à M. Pruvost 1,500 francs de revenu, et 500 francs à M. Vaillant.
Le nouveau Conseil continuant les bonnes traditions de ceux qui l'avaient précédé, proposa de classer le chemin de TErmitage à Sains, celui de TEspaule à Sains, le vieux chemin d'Hesdin. le chemin de Fressin an Plouy, la rue de la Lance, la rue dite Dewamin, la rue du Bois, la ru^e d'Enfer, la rue de l'Ermitage, mitoyenne entre Fressin et Planques, et enfin le chemin de la Chapelette longeant le Gaudiamont.
Un grand nombre de ces chemins ont été faits, dans ces dernièresannées. sous l'administration de M. Raphaël Viollette.
Aux élections du 7 août 1870, le nombre des électeurs inscrits n'était plus que de 256. Il y eut 183 votants. Les douze conseillers furent élus en un seul scrutin. Ce furent :
MW. Emile Viollette, qui obtint 174 voix ; Pruvost, 171 ;
François Desmons, fils, 165 ; Pierre-Joseph Bruchet, 164 ; Vaillant, 151 ; Louvet, 147 'y Félix Bourbier, 147 ; Pierre-Auguste Denoyelle, 142 ; J.-B. Grandel, 138 ; Henri Mahieu, 114 ; Alexis Legay, 102 ; St Remy, 98.
Mention n'est pas faite au Registre des délibérations, de l'élection du 7 août, ni de l'installation des nouveaux conseillers.
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§ 7. — La TiiOISIÈME RÉPUBLIQUE.
En juillet 1870, deux jours après la déclaratioa de guerre, un modeste fonctionnaire nous exprimait en ces termes son angoisse patriotique : « C'est une grave entreprise ; l'Empereur y risque sa couronne. » Nous ne répondîmes rien, pour ne point faire de la peine à notre interlocuteur; mais bien volontiers nous lui aurions crié : « Le malheur ne serait pas grand, s'il n'y avait pas d'autres pertes. > Hélas ! nous étions loin cependant de prévoir les désastres qui allaient fondre sur la patrie et nous arracher l'Alsace et la Lorraine. Aujourd'hui, dans leur zèle de néophytes, plusieurs de ceux qui craignaient tant pour la couronne de l'Empereur ne sont pas loin de penser que l'avantage d'être en République est une compensation surabondante. Pour nous, le 4 septembre, sans nous faire amnistier l'Empire, nous a rendu compatissant pour l'Empereur : res sacra miser.
Le 13 novembre 1870. M. Charles- Benoît-Raphacl Viollette fut installé en qualité de maire de Fressin, et M. Charles- Joseph WauUe en qualité d'adjoint. Le gouvernement de la Défense Nationale, en attendant le moment favorable pour faire procéder à de nouvelles élections, avait voulu nommer les administrateurs des communes, et les avait pris généralement en dehors des Conseils municipaux. M. Viollette et M. Waulle furent installés par M. Emile Viollette en sa qualité de premier élu du 7 août. On ne voit rien au Registre, qui ait trait à la guerre, sauf l'ordre donné au Conseil de voter des fonds pour l'habillement, réquij>ementet la solde des gardes nationaux mobilisés. Le 17 janvier 1871, on lui demande et il vote 3,085 francs.
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Les élections municipales eurent lieu après la paix, le 30 avril 187 1. Il y eut 249 électeurs inscrits et 215 votants. Les Conseillers, tous élus au premier tour, furent :
MM. Vaillant, avec 197 voix ; Emile Viollette, 19e ; François Desmons, 187 ; Augustin Denoyelle, fils, 187 ; j-B. Grandel, 182 ; Pierre-Joseph Bruchet, 176 ; Alexis Legay, 171 ; Félix Bourbier, 151; S^ Remy, 143 ; Dieudonné Branquart, 138 ; Henri Mahieu, 128 ; Charles WauHe, 124.
Les opérations du scrutin furent présidées par M.Emile Viollette, que le gouvernement régulier, issu des élections de février 187 1, avait chargé de remplir provisoirement les fonctions de maire comme premier Conseiller municipal du 7 août 1870.
Le nouveau Conseil, élu le 30 avril, eut mission d'élire à son tour le maire et l'adjoint. M. Vaillant fut nommé maire par 9 suffrages ; Tadjoint M. J-B. Grandel ne fut élu qu'au troisième tour avec 7 voix; aux trois tours, M. Waulle avait obtenu 5 voix.
Appelé à délibérer sur un projet de création d'un bureau de poste à établir à Fressin ou à Lebiez, le Conseil municipal, en sa séance du 8 mai 1872, maintient ce qu'il avait demandé dès Tannée 186 1, c'està-dire la création d'un bureau à Fressin, observant qu'en cas de refus, il préfère être servi par le bureau d'Hesdin que par Lebiez.
Il y eut de nouvelles élections municipales le 22
8o8 Fhessin
novembre 1874. 202 électeurs se présentèrent au scrutin sur 252 inscrits. Dix conseillers furent élus au premier tour. Ce furent :
MM. Emile Vîollette avec 200 voix ; François Desmon<, 197 ; Vaillant, 188 ; Denoyelle, 188 ; Waulle, 186; J.-B. Grandel, 181; Dieudonné Branquart, 178 ; St-Remy, 164 ; Alexis Legay, 146 ; Pierre-Joseph Bruchet, 145.
Au second tour, M. Jules Annequin fut élu avec 124 voix, et M. Firmin Lagache avec 94. M. Lagache était le beau- frère du fermier de M. le docteur Desmons.
Un conseiller manquant en 1876, M. Raphaël Viollette fut élu, pour le remplacer, par 157 voix sur 171 votants.
En 1875, on posa la question du classement de la rue de THermitage, mitoyenne entre Planques et Fressin, L'année suivante, on classa en première catégorie le chemin de l'Epaule à Sains.
Il y eut lieu de nommer un délégué du Conseil municipal^ le 16 janvier 1876, pour la première élection sénatoriale, conformément à la Constitution de 1875. M. Vaillant fut élu à cette fin par 6 voix contre 4 qui furent données à M. Denoyelle.
L'ouragan du 12 mars 1876 est mentionné dans les délibérations de notre municipalité. Le conseil vota une somme de 490 francs qui fut répartie entre treize familles d'indigents, dont la chaumière avait particu-, lièrement souffert.
La (k)MMUNK 859
Le 8 octobre 1876, M. Vaillant fut élu maire par 10 voix sur 10 votants; M. J.-B. Grandel fut élu adjoint avec le même nombre de voix.
MM. St Remy et Lagache n'assistèrent point à cette élection.
Le 24 août 1877, le Conseil accepta l'offre de M. le baron Roger Seillière d'établir un pont sur la Planquette en aval du deuxième moulin ; et, par égard pour le bienfaiteur, il demanda l'autorisation de passer outre à la production des plans et devis ordinairement exigés par l'administration.
Le Q décembre, sur le projet de création d'un marché à Lebiez, le Conseil, sans se déclarer catégoriquement opposé à ce projet, en nia l'utilité pour Fressin, et manifesta la crainte que ce marché ne fit tort à ceux d'Hesdin et de Fruges. Le Conseil donna successivement des avis plus nettement défavorables à la création d'un marché bî-mensuel à Embry et d'un marché hebdomadaire à Beaurainville et à Campagne-Ies-Hesdin .
Aux élections du 6 janvier 1878, on compta 230 électeurs inscrits et 197 votants. Il n'y eut qu'un seul tour de scrutin. Les élus furent : MM. François Desmons, avec 193 voix ;
F. Vaillant, 188 ;
Emile Viollette, 186 ;
Raphaël Viollette, 186 ;
Augustin Denoyelle. 186 ;
J.-B. Grandel, 185 ;
J. Annequin, 182 ;
D. Branquart, 180 ;
A. Legay, 160 ;