déceml»re, Marlin Hîugiierel
21. « La veilfe de iNoël irespassa ma houne cousine, sœur Michelle Wariii, religieuse au coiiveut des sœurs noires à Lille. Hequiescal in ptice. »
Après avoir clos, en latin et en français, le nécrologe de l'an 1630. M. de Bomy enreg^istre ici un fait merveilleux :
« (l't^st une t'Iiose fort remarquable «ju'eii la saison des fleurs il naquit nombre de vu^leltes (on a elTar.é deux ou trois lignes où se devaient lire les nom el prénom de la persoiine dont le « loiniieau » fut ainsi distin^Mié). , , de par là fut admiré non seulement des babitans de Fressiu, niais aussi de ceux des lieux circonv(»isins. C'esloit un tesmoignage |w>ssible que fa i soit le ciel de l'innoccure de ladite 1res passée, qui a voit esté blasmée ^ tort el injustement de sorcellerie* par personnes niesdisantes, car elle estoit femme de bien et d'bonnenr. 1
Une femme vertueuse et digne d'estime, à l'abri de tout reproche, se voit tout à coup en butte à la malveillance. Sur un mot venu on ne sait de quelle ennemie cachée, on la croit en rapport avec les puissances des ténèbres ; c'est une sorcière ! Le pasteur a beau Tadmettre à là communion ; les personnes instruites ont beau se moquer du préjugé populaire, le préjugé demeure, la superstition triomphe, et la pauvre victime est réduite à désirer la mort qui mettra fin à son martyre Ce qui se voyait en 1630 se voit encore en
notre fin de XIX'^ siècle.
Sequitur annus 163 1. Vingt-deux décès.