CAMILLE, LUDOVIC
Camille. Maintenant que nous sommes seuls, dites-moi un peu, monsieur, ce que signiGc cette conduite-là? je ne te vois plus, tu n’as plus confiance en moi... ce n’est pas bien, cela me fait de la peine... est-ce que tu ne m’aimes plus, Ludovic?
Ludovic. Quelle bêtise! est -ce que je dis ça?
Camille. Tu aurais tort, vrai!... Moi, vois-tu , je t’aime toujours comme autrefois , et même beaucoup mieux ; car , alors, la vanité, l’ambition ; mais aujourd’hui que jc suis riche, ce que j’ai là, pour toi, ce n’est pas une attache de passage, c’est du solide !
Ludovic. Ob! si tu vas faire un sermon.'
Camille. Voyons, monsieur, vous me
négligez, vous faites le mari prenei
B ar dc vous deviez venir hier au soir,
vous me l'aviez promis , et je ne vous ai pas vu!
Ludovic. Ah ! bien , j’ai oublié l’heure.
Camille. Vrai? c’cst que tu avais peut-
* Camille, Ernest , Ludovic.
Lt muill» TKÉ«1»»L.
être laissé U montre quelque part . . ( Elle va à sa toilette.) avec la chaîne... *
LUDOVIC» à pari. AU 1 mon Dieu ! est ce qu'elle saurait...
CAMILLE. Tenet , monsieur, n’est-ce pas cellc-ci ?
LUDOVIC- Ma montre!