‹ Frétillon, ou la Bonne Fille, vaudeville en cinq actesChapitre 18 sur 40 · CAMILLE, LUDOVIC · texte numérisé non relu

CAMILLE, LUDOVIC

Camille. Maintenant que nous sommes seuls, dites-moi un peu, monsieur, ce que signiGc cette conduite-là? je ne te vois plus, tu n’as plus confiance en moi... ce n’est pas bien, cela me fait de la peine... est-ce que tu ne m’aimes plus, Ludovic?

Ludovic. Quelle bêtise! est -ce que je dis ça?

Camille. Tu aurais tort, vrai!... Moi, vois-tu , je t’aime toujours comme autrefois , et même beaucoup mieux ; car , alors, la vanité, l’ambition ; mais aujourd’hui que jc suis riche, ce que j’ai là, pour toi, ce n’est pas une attache de passage, c’est du solide !

Ludovic. Ob! si tu vas faire un sermon.'

Camille. Voyons, monsieur, vous me

négligez, vous faites le mari prenei

B ar dc vous deviez venir hier au soir,

vous me l'aviez promis , et je ne vous ai pas vu!

Ludovic. Ah ! bien , j’ai oublié l’heure.

Camille. Vrai? c’cst que tu avais peut-

* Camille, Ernest , Ludovic.

Lt muill» TKÉ«1»»L.

être laissé U montre quelque part . . ( Elle va à sa toilette.) avec la chaîne... *

LUDOVIC» à pari. AU 1 mon Dieu ! est ce qu'elle saurait...

CAMILLE. Tenet , monsieur, n’est-ce pas cellc-ci ?

LUDOVIC- Ma montre!

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