‹ Frétillon, ou la Bonne Fille, vaudeville en cinq actesChapitre 27 sur 40 · MARENGO, JOSEPH, M. DE CF.RAN, GARÇONS DF. FOURNISSEURS · texte numérisé non relu

MARENGO, JOSEPH, M. DE CF.RAN, GARÇONS DF. FOURNISSEURS

fAu lever du rideau, nu factionnaire se promène dans le fond. Dr. entend des éclat» de l ire du côté «le la dette.)

Ludovic , en dehors . côté de la dette.

Ai» >lt E. Then.ird.

Jnveux prisonniers, comme nous,

Champagne qui pétilles.

Fais-nous oublier les vo croît* .

Les geôliers et les grilles.

Des créanciers , le vene eu main,

Non* bravons In colère!

Au diable régi et» et chagrin*'

Amis, dtauloiis jusqu'à demain,

Et buvons à plein verre,

A plein verre !

CHOEUR

Au diable regrets cl chagrin ! etc.

JOSEPH , faisant sortir M . de C.èran du quai lier de la politique. Ils uYugciulrcnl pas la mélancolie , les prisonniers !.. {A M, de Cèran .) Par ici, monsieur, puisqu’on vous permet de passer à la dette pour déjeuner.

M. dp. r.ÉnAN. Merci , Joseph.

JOSEPH , le conduisant , après avoir fermé la porte. Passez là , au n° 6. ( Ils passent du râlé de ht dette ; pendant ce tems on relève la sentinelle. Joseph rentre , une lettre à la mnin. A la cantonnadeJ) Tout de suite, monsieur, elle va être portée... allons, qu’estce qui nous arrive ? ( Se retournant. ) Ali ! c’est la sentinelle de 1’intcricur qu’on relève.

PREMIER garçon , un panier de vin sur la tète. Du champagne pour le n° 6.

JOSEPH , a la sentinelle. Laissez passer...

{Au garçon. ) A gauche , baissez la tète...

vous allez casser vos bouteilles...

M AREXGO , prenant la faction . Allons , m’en v’ià pour deux heures, je vas me dépêcher.

(Il 90 promène très-rite.) Joseph. Quel gaillard que ce n° 6, il a mis toute la prison sens dessus dessous...

( Présentant du tabac à Marengo. ) Ln use»vous, camarade?...*

mvrkngo. Merci , geôlier... ‘

* Marcngo, Joseph.

niTILLOIf.

Mais pourquoi n’cteft-vous pas venu me voir, Marengo?... c'est mal à vous!

M \ p. i:\i.o. Oli ! je le voulais bien , niant* •elle ; en arrivant à Paris... je suis été rue de la Paix...

Camille. J’avais change.

m wu.m.o On m'a renvoyé rue de Mcnars...

CAMILLE. J'avais changé.

M \tic\tiO. De là , rue de Rivoli.

CAMILLE. J'avais encore changé...

M.\Rt\TiO. Je suis été comme ça, je ne sais où , vous aviez toujours changé , c n’est nas comme mon amitié , qui était toujours logée au même numéro, invar iable comme tua consigne... enfiu, j'ai découvert que vous étiez, «laits la rue de mon pauvre général qu'est eu train «le partir pour l'autre monde , rue du Mont-Blanc , heureuse et riche , une grande dame , enfin... alors , je n'ai pas osé monter, moi, troupier sans conséquence , et je vous ai écrit...

Ali î c’est juste! votre lettre...

je l’ai lue... ( Marengn se détourné ) elle m'a fait plaisir .. j'ai vu que vous ne m'a* viez pas oubliée.

mahk.nûo. Vous oublier! oli ! jamais!

- et il parait, mamzelle,que vous venez ici...

C\M1LI.E. Oli! pour quelqu’un qui est bien malheureux ! je viens sécher ses larmes, lui rendre l’espiTaucc, et...

LUDOVIC, en dehors. C'est bien! c'est bien !

Camille. Ab ! c'est lui... Ludovic..*

(Elle court & lui.)

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