SCÈNE VI
Les Mêmes , LUDOVIC*.
LUDOVIC , jetant sa casquette. Que le diable emporte le maire , les adjoints , la mairie et la municipalité!
CAMILLE. Qu'est-ce que vous ave» donc, Ludovic?
Ludovic. J’ai... que j’ai dumalheurlJe suis abîmé, assommé, assassiné.
Camille. Ludovic ! O ciel ! il se trouve mal !
(Augnsta approche un siège, il s'assied. )
ix do vie. Le fait est que je me trouve pas bien. Une tuile, une cheminée, tout ce que vous voudrez qui vient de me tomber sur la tête !
Aid ST A Ali ça î est-ce qu’il fait du vent aujourd’hui ? c’est peut-être un pot de fleurs?
LUDOVIC. Un pot de fleurs... Est-elle bête , la danseuse. Je parle au figure, ma chère. ( Riant. ) Ah î ah î ah !
Camille. Allons, le voilà qui rit à présent.
il dovic. Je ris , je ris... Oui , je ris , mais de rage, de désespoir. Je ris jaune...
Il faut que je rejoigne un régiment.
CAMILLE. Pourquoi ça?
LUDOVIC. Parti i ne i parce que je suis conscrit .. Imbécillede numéro trois, va!
(Il sc lève.)
ACCOSTA. Et il faut que vous partiez bientôt ?
lodovic. Demain... rien que ça.
CAMILLE. Demain!... non, ce n’est pas possible! ça inc fait trop de peine !
Ludovic. Et à moi donc !
CAMILLE. Vous ne partirez pas.
LUDOVIC. Moi , qui espérais cultiver votre connaissance.
Camille. Vous la cultiverez**.
ACCOSTA, à demi-coi t. Dam! il n’aurait tenu qu’à toi... si tu avais amadoué sa famille.
LUDOVIC. Quoi donc?
AUGU9TA. Ca ne vous regarde pas.
* Augnsta, Ludovic, Camille.
** Ludovic, Camille, Augusta.