PAYS
Pour m'cvadcr de moi et de la destincc, j'aime à me croire ut\ roulier d'il y a cent ans; L'origan, l'amourauquc et les fleurs innomées Forment alors le vœu de trembler à mes dents,
D'être aussi le bouquet noué pour la servante Qui fait fumer un toit le soir, là-bas, là-bas... Et dont le nom parfume une chanson fervente. Comme l'Ange en savait qui vint voir Maria.
J'entends le pic rythmer d'une unique baguette
Le fifre riverain du merle, à contre-temps.
Et j'ai l'âme incomplète et timide des bêtes.
Et l'ombre monte en moi quand le soleil descend.