EDOUARD, FRONTIN
Comment , moniSeiiiTnclir , déjà de retour. ..
inoUARD , d'uu air agité.
Oui... je l'avoue... jamais on ne piqua plus vivement ma curio-sité... et tu ne te douterais pas...
FRONTIN
Si fiil , mon-ileur... Je connais déjà voire secret... quelque nouvelle passion qui vous met en campagne...
fno 'Ai;n.
Une passion... Non.. in;ii.s c'( si Irès-siiigulicr. . Un minois charmant que )'ai entrevu il v a quelques jours , cl *\nc. depuis Je n'ai pu découvrir.
FUONTIN , il p'.rt.
Une intrigue à conduire... bonne affaire pour moi... {^Haut. 1 Vo3-ons , mousicnr, cjiie voulez vons V
EDuUAnn.
i\\R : Depuis long-lernps ftiiritais Adhlt. Je veux ni'ii)loinier eu hoii niaitre, Si tous ses vœux sout satisfiuls , Far nioi-nièuie je veux couuaîtrc , Si ses vertus njcriU-nt nus bienfaits ; Je veux sa\oir si son cœur esi fidèle, Je veux surtout... mais je saurai bien mieu.v , Quand ](; nte trouverai piès d'elle , Expliquer tout ce que je veux.
Mais avant tout il faudrait la joindre... et comment? Je viens d'entrer, ji> crois, dans tuulcs les maisons du village... Je nétais pas lâché de vi.sitcr mes vassaux, de connaître par moi-même l(;ur situation... Et bien ! mon cher , je n'ai trouvé personne, et j'avais presqu'envie d'envoyer Labranche dans les environs...
Comment, monsieur , employer Labranche dans une affaire aussi délicate... Je n'ai rien fait pourtant pour démériter de monsieur...
EDOUARD
Sois tranquille... Tu vois que j'ai recours à toi... Te doutes-tu de ce que ce peut être? \5\\c brune... jolie taille... un air de candeur...
FRONTIN
J'y suis... ( à j5arf ). C'est la femme du receveur. Depuis trois jours elle est cbez sa belle-sœur... et revient aujourd'hui même... ( haut). Eb bien! monsieur, je vous en réponds!..
EDOUARD
Comment, mon cher Frontin, tu pourrais...
FRONTIN
Mon plan est là... ( àpart ). Ce brave receveur , je ne .serais pas fâché... ( haut ). V^ous me croirez si vous voulez, j'y avais déjà pensé!., sans vous en rien dire.
( ha petite porte .soiwre, Denise entre , la referme et payait interdite en voyant le comte ).
i;douard.
Tu sais, Frontin comnirni je reconnais un service... Vingt-cinq louis si tu me l'auiLncs ici...
FnONTlN.
C'est comme si je les avais !..