‹ Frontine comedie en un acteChapitre 8 sur 17 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MARIETTE, seule.

Au diable les pensionnaires qui ne savent rien de la vie!... Madame aurait cru au mal, si elle avait plus vécu. Me voilà maintenant plus reculée que jamais. De telles hardiesses, quand elles ne réussissent pas, deviennent des fautes impardonnables, et les conséquences ne se font pas attendre. Au moment où je commençais à détruire les illusions du galantin, et à le façonner à ma taille... il m’échappe, il se moque de moi, et se dispose déjà, j’en suis sûre, à profiter de la situation. Aurait-il raison? Neseraisje pas de force contre lui? Nous verrons bien ! (Elle ouvre

brusquemout la porte du boudoir.) Madame a SOIiné?

LA COMTESSE, assise dalfS le boudoir, près de la cheminée.

Mais non, Mariette.

MARIETTE

J’avais cru entendre.

LA COMTESSE

Vous avez mal entendu... Laissez-nous!

LE BARON

Laissez-nous donc, Mariette.

MARIETTE, refermant la porte .

Ah ! il faut avouer que je ne suis guère chanceuse 1 La partie serait-elle perdue?... Non! pas^ encore! Mais pour la gagner, que me reste-t-il à tenter ? L'heure s’avance, les minutes ne sont pas perdues à côté ; et si je laisse l'entretien se prolonger... Ah ! Bastien!

Elle sonne.

THÉÂTRE DES GENS DU MONDE

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