‹ Froufrou comedie en cinq actesChapitre 13 sur 143 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

VALBÉAS.

Avec intérêt?

LE BARON

Et avec compassion ; les malheureux ! Si je voulais vous raconter. . . mais cela serait trop long ; ne parlons que de vous. . .

VALBÉAS, se détendant.

Jamais I moi, jamais !

LE BARON

Trois fois, vous, trois fois !... Vous avez fait trois tentatives. La première, naturellement, le lendemain du jour où je vous ai présenté. La seconde, deux ans plus tard, aux courses de Blois. . . Sans doute, vous aviez espéré qu’en vous montrant avec une casaque orange... Ah! mon ami, avec une autre femme, je ne dis pas, mais avec la baronne. . . La troisième tentative, vous l’avez faite ici même, il y a deux jours, et c’est parce que cette troisième tentative a été accueillie comme les di ux premières, que vous vous ôtes mis à adorer mademoiselle Gilberle.

VALBÉAS.

C’est une somnambule qui vous a dit tout ça ?

LE BARON

Et vous avez bien fait de renoncer... Voyez-vous, mon ami, mous n’arriverons jamais à rien avec ma femme ; j’en ai pris mon parti, quant à moi, (il » tèn.) car, en somme, le caractère de la baronne a bien son bon côté ; il me chagrine, quanti moi ; mais il me rassure quant aux autres.

VAL RÉ AS, te levant.

Je comprends çà.

LE DOMESTIQUE

Voici des lettres.

11 remet au baron un paquet de huit ou dix lettres.

LE BARON, étonné.

Pour moi ! (Regardant les adresses des lettres) la baronne, la baronne, la baronne. . . (Riant) Pauvres gens ! je vais lui porter ça.

Il sort A gauche.

Page 1