ACTE PREMIER
LOUISE, if iernnl.
Mais... sans doute... je n'ai rien "dit, n’ est-ce pas, qui pût vous faire croire que je n’étais pas disposée...
„ SARTORVS.
Non, mais...
LOUISE
J'approuve... j’approuve...
sar tor rs.
Vous serez pour moi, alors?
LOUISE
Oui... car je ne connais pas d'homme plus digne... je n'en connais pas qui puisse mieux que vous...
SA H TOR Y 8, se levant et lui prenant les mains qu'olle retire avec avec une sorte de souffrance.
" Merci., merci...
LOUISE, lentement et regardant Sortory* arec un sourire un peu triste.
Dans le premier moment j’ai été comme étourdie, vous savez... On a besoin de se faire à une idée; maintenant, j’y suis faite \ Et même, en y songeant, il me semble que vous Ôtes justement le mari que j’aurais choisi poui elle... Le mariage de Gilberte... bien souvent. j'y avais pensé et quelquefois j'avais peur. Malgré moi, celle frivolité qui est en clic m’inquiétait pour l’avenir,...
sarto H vs.
Oh!
LOUISE
Kl cette idée ne m'était pas venue que, pour que cette frivolité ne fût plus dangereuse, il suffisait de faire épouser à Gilberte un homme tel que vous.
Elle s'assied sur le can«{n.
SARTO RYS.
Ne disons pas de mal de ce que vous appelez sa frivolité, * Sartorys, Louise.
l UOLl FIIOU
je dois avouer que c’cslun peu h cause de celle frivolité que je lai aimée... Je m'efforcerai cependant de l'es guéiir.si vous voulez, mais doucement, bien doucement. . .
i. o ci s k .
Comme vous L'aimez !...
SARTORYS
Oui.
LOUISC.
Mais pourquoi est-ce à moi que vous venez'?. . .
■ S VIITÔ R Y S.
Votre père m’a dil que eViait ù vous qu'il fallait m’adresser.
Louise.
Ali !... Eli bien ! vous m’avez dit ce que vous aviez à me dire, je vous ai répondu... maintenant. . .
S.VRTOllYS.
Ce u'csl pas tout. J’ai quelque chose encore à vous demander. . .
Quoi don : '?
5 A II T ü II Y 3, 'supplinnt .
Vous lui... vous lui parlerez...
Ali !
SARTORYS. ’
Si j’essayais de parler moi-mème, il m’arriverait ce qui m’est arrivé tout â l'heure... Je n'oserais pas, je me sauverais. . ou bi> n si je me décidais. .. ce que je dirais ferait plus désastreux peut-être que mon silence. . . Elle serait capable de rire, cl alois. . . J'aiinc mieux que vous lui parliez, v ous. I >itos- lui de moi tout le bien que vous pensez, cl même