ISR
Comment?..
GILBEBTE.
Je vais parler sérieusement. Je rends tout à fait justice à M. de Sartorys ; je conviens que c’est un homme à qui il est à peu près impos-ible de répondre non... et c'c-t peut-être un grand malheur; je sais quelle haute opinion le monde a de lui. Qu’cst-ce que l'on m’a donc dit déjà qu'il pouvait devenir?...
Que sais-je, moi? ministre quelque part, ambassadeur.
GILBEBTE.
Ambassadrice!... comme j’aimerais, si l’on pouvait l’être A Paris! Il est bien évident que tant d’avantages promis caressent un peu mon amour-propre; mais si je lui rends justice, A lui, je me rends également justice, A moi : je suis criblée de défauts, petite sœur, lu le sais bien et moi aussi, et ces défauts me paiaissent justement de ceux qu’un homme comme M. de Sartorys devrait souhaiter chez sa femme, dans le cas où il tiendrait A être complètement malheureux.. (Mouvement de LouUe). Il m’en corrigera? Je n'en suis pas sure... j’ai toujours été gâtée, moi... par papa d’abord, et puis par loi .. plus encore que par papa... Oh! si, plus encore .. cl ce qu’il y a de tout A fait inquiétant, c’est que ces charmants délauls, je suis absolument décidée A ne pas m’en