‹ Froufrou comedie en cinq actesChapitre 45 sur 143 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GILBERTE, ftonnAr.

Mais vous no comptiez pas sans cloute ir 'emmener avec vous à Carlsruhc T

SARTORVS.

Si fait.

GILBERTE

Seuls... tous les deux... là-bas... tout lo long do l’année ?

SARTORVS.

Kh bien ?

Mais, mon ami, cc serait à mourir... de bonheur, je le veux bien, mais enfin à mourir... Voyons, mon ami, cela n’est pas sérieux. Est-ce que vous comprenez Paris sans Froufrou et Frou frou sans Paris?

SARTonYS.

Mon Dieul à la rigueur je comprendrais peut-être Paris sans Froufrou.

G 1 1. B K R T K , H un air da douta.

Ah!...

SARTORVS.

Mais Froufrou sans Paris, non décidément !...

G II. R E n TE.

Alors ?

SABTOBVS.

Alors je vois bien qu’il n'v a que deux partis à prendre... m’en aller à Oarlsruhe sans vous, ou refuser ce que l'on me propose.

• GILBERTE

El?

SARTORVS.

Et je suis décidé.

GILBERT!-!, un p*n inquiète.

Vous parlez sans moi ?

• SARTORTS.

Non, je refuse!...

GILBERTE

Ah ! c'esl bien ce que vous failcs-lii !...

SARTORTS.

list-ce vraiment bien? Voilà ce dont je ne suis pas sûr; ce dont je suis bien sûr, par exemple, c’est que je u’aurais pas la force de faire autrement.

ui lui: rte.

Vous m’aimez donc encore un peu. . après quatre ans de mariage ?

S A R TORY S

Oui, je vous aime, et beaucoup, mais je crois bien que je ne sais pas vous aimer.

GILBERTE

Mais si... mais si... vous savez très-bien... la meilleure façon d’aimer sa femme, c’est de faire tout ce qu'elle veut... parce qu’alors la femme se pique d’honneur cl fait, de son cùlé, tout ce que veut son mari.

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