ACTE DEUXIÈME
GILBERTE, ftonnAr.
Mais vous no comptiez pas sans cloute ir 'emmener avec vous à Carlsruhc T
SARTORVS.
Si fait.
GILBERTE
Seuls... tous les deux... là-bas... tout lo long do l’année ?
SARTORVS.
Kh bien ?
Mais, mon ami, cc serait à mourir... de bonheur, je le veux bien, mais enfin à mourir... Voyons, mon ami, cela n’est pas sérieux. Est-ce que vous comprenez Paris sans Froufrou et Frou frou sans Paris?
SARTonYS.
Mon Dieul à la rigueur je comprendrais peut-être Paris sans Froufrou.
G 1 1. B K R T K , H un air da douta.
Ah!...
SARTORVS.
Mais Froufrou sans Paris, non décidément !...
G II. R E n TE.
Alors ?
SABTOBVS.
Alors je vois bien qu’il n'v a que deux partis à prendre... m’en aller à Oarlsruhe sans vous, ou refuser ce que l'on me propose.
• GILBERTE
El?
SARTORVS.
Et je suis décidé.
GILBERT!-!, un p*n inquiète.
Vous parlez sans moi ?
• SARTORTS.
Non, je refuse!...
GILBERTE
Ah ! c'esl bien ce que vous failcs-lii !...
SARTORTS.
list-ce vraiment bien? Voilà ce dont je ne suis pas sûr; ce dont je suis bien sûr, par exemple, c’est que je u’aurais pas la force de faire autrement.
ui lui: rte.
Vous m’aimez donc encore un peu. . après quatre ans de mariage ?
S A R TORY S
Oui, je vous aime, et beaucoup, mais je crois bien que je ne sais pas vous aimer.
GILBERTE
Mais si... mais si... vous savez très-bien... la meilleure façon d’aimer sa femme, c’est de faire tout ce qu'elle veut... parce qu’alors la femme se pique d’honneur cl fait, de son cùlé, tout ce que veut son mari.