ACTE DEUXIÈME
Oui. Louise tu passer près de nous le temps que papa ira passer... là-bas... et, une fois qu’elle sera ici, j’espère bien...
LA BARONNE
Vous espère?. ?...
GII.BEnTE.
J’espère bien qu’elle n’en sortira plus.
LA BARONNE, Iréi-mnrqi#.
Ali!... (üo ■iii-ncr). Et à Carlsmhe, vous l'emuènerez ?
GILRRRTE.
A Carlsrulic?
LA BARONNE
N y allez-vous pas? Monsieur de Sartorys est nommé?
OILBERTE.
Non certes, je ne vais pas à Carlsrulie.
LA BARONNE
Il y va seul ?
OILBERTE.
Il n'v va pas, il refuse.
LA BARONNE
Ali ! mes compliments, ma chère... voilà ce qui s'appelle être aimée (Kori.m.) Il me parait inutile, maintenant, de vous demander s il consent à ce que vous pirais-iez dans cette représentation.
GILBERTE, hochant 1« liMo.
Oli ! quant à cela., hum !.. il est bien évident qu'il consent mais...
LA BARONNE
Vous savez votre rôle?
GII.BERTE.
l’.ts bien encore; la dernière scène...
LA BARONNE
Nous allons la répéter...
Je crois bien; j’ai déjà répété la musique...
LA BARONNE
Avec qui donc ?
GILBERTE
Avec papa.
LA BARONNE
Ah! mais c’est un trésor qu'un père comme celui-là... Vous savez que ça va être très-bien, et que c’est votre pièce, que c'est vous qui ferez ia recette...
GILBERTE
Vrai !... et elle sera belle, la recette?
LA BARONNE
Elle sera énorme, et, à ce propos, il faut absolument que je vous raconte quelque chose.
GILBERTE
Et quoi donc?
LA BARONNE
Figurez-vous... il V a une heure... j’étais chez moi, bien tranquille., on m’annonce un monsieur que je ne connais pas et qui venait, me dit-on, pour prendre des billets... C’était pour les pauvres; je le fais entrer. Alors ce monsieur me dit qu’il vient de la part de l’agence des théâtres.
GILBERTE
Oh!
LA BARONNE
El que si je veux lui laisser vendre un certain nombre de billets, il me remettra, d’abord le prix des places, bien entendu... et puis, écoulez donc, (Avec orgueil.) une prime de cinq cents francs.
GILBERTE
Oh!