ACTE DEUXIÈME
aurais donné un bouquet, et cependant , en refusant, je savais...
LOUISE
Vous saviez ?
SARTORTS.
Je savais que je brisais mon avenir... J’ai refusé parce que j’aime Gilbcrte, et elle in’a laissé refuser, elle, parce qu’elle ne m’aime pas...
Mon ami.
SARTORÏS.
Quand vous m’avez donné Gilbcrte, car c’est vous qui me l'avez donnée...
LOUISE
Oui, c’est moi...
SARTORÏS.
Vous êtes le mari qu’il lui faut, me disiez-vous, et sa folie me fera moins peur quand elle sera la femme d’un sage tel que vous... Vous ne vous doutiez pas alors de ce que pouvait devenir un sage tel que moi !... Ces défauts légers qui élaicul en elle, et qui vous faisaient pour, et dont je l'aurais si vite pu guérir avec un peu de fermeté, je refusais de les voir alors parce que je l'aimais... J’aime aujourd'hui comme au premier jour, et voilà pourquoi, après quatre ans passés, vous retrouvez Gilbcrte avec ces mêmes défauts... un peu grandis...
LOUISE
Mais son enfant ? *