‹ Froufrou comedie en cinq actesChapitre 83 sur 143 · A C T K TROISIEME · texte numérisé non relu

A C T K TROISIEME

SARTORÏS.

De quoi donc, alors, vous accuser ?

GILBERTE

Ne le devinez-vous pas? d'avoir été un peu frivole,

un peu légère , même après notre mariage, même après la naissance de Georges... d’être restée Froufrou, en un mot, • de n'avoir pas su devenir...

sartobts.

Voilà tout? vous m’aviez presque fait peur.

Gl LB£ RTE.

Ali ! Et maintenant ?...

SARTORÏS.

Maintenant je me rassure; rassurez-vous aussi, tout cela n’est pas bien grave.

G1LBERTE.

Pas bien grave ?

SARTORÏS.

Pas grave du tout.

GILBERTE

Mais... il y a quelque temps, ce n’est pas ainsi que vous parliez. (En Mariant). Je me trompe, vous n’osiez pas parler... Mais, à défaut de paroles, l’air de votre visage, votre silence même semblaient me dire le contraire de ce que vous dites maintenant... Cette façon de vivre dans laquelle aujourd'hui vous ne voyez rien de grave vous inquiétait alors, et, autant que vous le permettait la crainte de me déplaire, vous essayiez de m’en montrer les dangers.

SARTORÏS.

Oui, il y a deux mois... mais depuis ces deux mois..

GILBERTE

Depuis ces deux mots?

SARTOnVS.

El) I oui, depuis que Louise est ici.

G1LBERTE.

Louise !

SARTORTS.

Tous ces dangers ont disparu, et quand même à présent il plairait & Froufrou d'être plus Froufrou que jamais, le mal ne serait pas bien grand, puisqu'il votre place...

G IL B BUTE, l'interrompant.

El ce dont s’occupe ma soeur, si je tenais à m'en occuper moi-môme ?

SARTORYS

, Quelle idée ! maintenant que les choses vont à merveille, de vouloir...

CILBERTE.

Ah ! vous trouvez que les choses vont?. . .

SARTORTS.

Sans doute ; regardez autour de vous, ma Gilberle, et dites-moi si maison a jamais été mieux gouvernée que la vôtre, depuis que Louise en a pris le gouvernement ? Voyez comme elle a soin do Georges, et comme elle l'élôve bien, cet enfant! Et moi-môme, ne me trouvez-vous pas, depuis que Louise est ici, certain air de prospérité?

CILBERTE.

Si j'y tenais cependant ? si , à toute force, je tenais à gouverner moi-même?...

SARTORTS.

Ce zèle me paraîtrait assurément trop louable pour ne pas être encouragé, et je l’encouragerais do toutes mes forces, mais...

CILBERTE.

Mais ?...

SARTORTS.

Mais si, en dépit de vos résolutions et de mes encourage-

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