ACTE C[N JUn:.Ml': lb
PAULINE
Oui, monsieur; nous nous soiniues arréUJs ici pour les consulter, et c'est alors que, moi, j'ai pensé que si madame pouvait avoir des nouvelles de se n (ils, cela lui ferait plus de bien que tout ce que diraient les médecins... et je suis venue, sans en parler à personne...
SARTORYS
Ainsi, Pauline, elle est en danger ?
PAULINE
Oui, monsieur...
SARTORYS
Pas en danger de mort, cependani... pas en danger de mort ?
PAULINE
Je ne pense pas.. .
SARTORYS
Vous ne pensez pas?...
PAULINE
J'ai eu bien plus peur évidc^mment, bien plus peur, il y à six mois, le jour où monsieur...
Elle s'arrête.
SARTORYS
Parlez, Pauline, je vous en pri', parlez...
PAULINE
J'ai bien cru alois que muJame (■Ia'm perdue... Cela a duré trois jours .. Madame de Ca:nbri et moi nous la soignions comme nous pouvions, mais, à chaque instant, il nous semblait qu'elle a'iait mourir... Après ces trois jours, mademoiselle Louise est arrivée. Madame ne la reconnaissait pas d'abord, à la fin elle l'a reconnue... Mademoiselle Louise l'a prise dans ses bras, et madame a pleure... Mademoiselle Louise la tenait embrassée et toutes deux elles pleuraient sans rien dire... A dater de ce moment, madame a comrpcncé à aller mieux, Au bout de quehiue temf)s, nous avons
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pu partir et retourner aux Charmeroltes, où le père de madame nous attendait.