ACTE PHEMIEK
n RIGA RI).
Épouser, vous!...
VALR ÉAS.
Moi.
BRIGARD
Voilà qui est plus fort que tout.
Je vous assure, mon cher monsieui' Brigard, que jamais de ma vie je n'ai parlé plus sérieusement.
BRIGARD
Mon Dieu, cela ne prouverait pas encore... Écoutez-moi mon ami, je vous aime beaucoup, oh! mais là... beaucoup. Nous nous sommes connus à l'Opéra, nous avons soupe ensemble, vous m'avez pris Tolo, je vous ai jiris Tata...
VALR ÉAS.
Quant à cela, par exemple...
BRIGARD
Allons, bon, maintenant, vo-iià que je ne lui ai jias pris Taia 1
VALRÉAS
Bien, bien...
BRIGARD, avec énergie.
Je ne vous ai pas pris Tata ?
VALRÉAS
Si fait; vous comprenez bien que ce n'est p?s au moment où je vous demande quelque chose, que je m'amuserai à vous contrarier.
BRIGARD
Je vous ai pris Tata, et je vous aime de toutes mes forces... mais quant à vous donner ma tille, jamais de la vie.
VALRÉAS
AIl!... Eh bien, mais vous avez tort, mon cher monsieur
Brigard, je la rendrais parfaiicmenl heureuse, votre lille... D'abord, elle serait comtesse...
liUIG A RD.
Ah ! quant à cela !...
VALRKAS.
Comment, quant à cela?
Blîlfî AKD, mnUnnt ses mains dnns sos poches et se renversant sur le canapé.
Vous savez bien, mon ami, que s'il me plaisait d'avoir un âur...
VALREAS, avec compassion.
Ah ! monsieur Brigard, monsieur Brigard 1
Qu'est-ce que c'est ?
VALRÉ AS.
Oue cela est donc de mauvais goût!... faire sonner son argent dans sa poche!...
RRIGARD, so lovnnt.
Mais qu'est-ce que vous dites?... .le n'ai pas songddii tout à faire sonner mon argent dans ma poche. Je vous demande un peu, d'abord... quel sens cela aurait-il avec vous qui èlos plus riche que moi ?
VAL RÉAS.
Ah !
lî K 1 (i .\ R n .
Et puis, là, voyons, je retire la phrase.
Je suis navré.
BRIGARD
Mais puiîque je vous dis que je la relire... Vous ne pouvez pas me demander plus, je la retire...