ACTE DEUXIÈ3IE
GILBERTE
Et puis?
SARTORYS
Et puis un bonnet de police.
Et puis?
SARTORYS
Et puis, c'est tout.
GILBERTE
Jamais je ne mettrai ce costumc-là... même pour les pauvres... Il faudra que je trouve quelque chose... j'y penserai. Allez, mon ami, je vous écoule...
SARTORYS
J'ai vu le ministre ce matin.
GILBERTE, très -vivement.
Lui avez-vous dit de venir'^
SARTORYS
Oiî çà?
GILBERTE
Mais à la représeniaiion !
Je ne lui ai pas dit , mais je le lui dirai... Ce matin, nous avons parlé de moi ; il insiste beaucoup pour que j'accepte un poste h l'étranger.
GILBERTE, effrayée.
A l'étranger !...
SARTORYS
11 n'y a pas d'avenir à Paris pour moi...
GILB ERTE.
Et que vous offre-t-on à l'étranger?
SARTORYS
Carlsruhe... ministre à Carlsruiie.
G I LBERXn:.
Minisire à Carlsruhc !... c'est beau ça d'êire ministre ii Carlsruhe?
SAUTOR Y.«.
C'est très-beau !...
GILBERTC.
Ah !... Et combien y a-t-il de Paris à Carlsruhe?
- SARTORVS.
Je ne sais pas au juste... cent cinquante ou donx cents lieues... quinze heures de chemin de fer.
Comme pour aller à Bade.
SARTOR vs.
Bide est tout près,
GILBERTE, sp levnnt.
Tout près de Carlsruhe, Bade ? Pourquoi ne disjez-vous pas cela tout de suite? Vous disiez à l'étranger...
s ART ou Y s.
Bade est à quelques liouos.
GILBERTE
Eh bien ! j'irai passer l'été à Bade avec vous et, le reste de l'année, vous viendrez me voir aussi souvent que vous pourrez.
SARTOR YS
Ah!...
GILBERTE
El même... je ne promets rien... mais il ne serait pas impossible du tout que j'allas>e vous faire une surprime... je ne l)romets rien.
s ART0RY5,
C'est fort bien. nuis...