GILBERTE, SAR.TORYS
GILBERTE, à part.
l^Iaintenant, moi, j'ai fait mon devoir ; voyons si les autres feront le leur.
SARTORYS, venant s'asseoir sur le fauteuil.
Eh bien, ma chère Gilberte... votre père est-il parvenu à vous (égayer un peu? Il m'avait bien promis de ne pas vous quitter avant...
GI LBERTE.
Ce que m'a dit mon père n'était pas précisément de nature
à... (Appuyée sur le dossier du fauteuil dans lequel Sartorys est assis et regardant son mari bien en face.) LOUÎSO noUS qUlltC.
' Sartorys, Gilberle.
SARTORYS, se levant brusquement.
Comment?...
GI LBERTE.
M. de Villaroël demande sa main... Elle nous quitte pour se marier...
S.^RTORYS, tK-s- vivement.
C'est impossible!...
Moment de silence.
GILBERTE
Vous avez t'ait tout à l'heure un singulier mouvement ei... vous venez de dire une parole plus singulière encore !
SARTORYS
J'avoue que, dans le premier moment, je n'ai pu me défendre d'un sentiment d'égoïsme... Je m'étais si bien fait à l'idée que Louise ne nous quitterait jamais... Enfin... j'avais tort et je m'en repens.
GILBERTE
Alors, voiis allez lui parler quand elle rentrera?..
SARTORVS.
Lui parler! Tout n'est donc pas décidé encore?
Non, pas encore; M. de Villaroël a vu non père... voilà tout... Louise ne sait rien.
SARTORYS
11 me semble que ce serait à vous plutôt...
GILBERTE, passant devant lui *.
A moi? Est-ce que cela me regarde, moi, les choses sérieuses?... Est-ce que je m'y entends?... Froufrou... vous savez bien; ah! s'il s'agissait d'inventer quelque nouvelle
tOllCttO... (S'étendant et se pelotonnant sur sa chaise longue comme un
enfant). Nou, cc n'est pais moi qui parlerai, c'est vous, et si j'ai un conseil à vous donner, c'est de parler bien et de décider Louise...
* fillberte, Sartorys.
A (-TE TROlSliiM K 113
SAIITOUYS , étonné du ton ijiio Gilberte n mis ilans sa dernière plirnse.
Comment ?...