ACTE TROISIEME llo
doux... à moins que ces de\oirs (En sonriont) ennuyeux, dont vous m'aviez dit que j'aurais à nie charger, si je venais ici. vous ne Ironviez que je les ai mal remplis, à moins que vous ne (l(5claricz qu'en restant je serais inutile à votie bonheur...
SARTOP. vs.
Non, certes! et s'il no s'agissait que de noire bonheur à nous, mais c'est du vôtre qu'il s'agit.
LOUISE
Du mien ?..,
SARTORYS
Oiii, Louise, du vôtre.
LOUISE
Laissez-moi donc entre vous deux si vous vous intéressez à mon bonheur, car je ne serai nulle part plus hf^urcuse que je ne le suis ici. Mon bonheur, c'est justement de m'occuper, pour vous, de toutes ces choses, dont vous m'avez permis de m'occuper ; par exemple, de chercher une gouvernante pour Georges. (Avec une espèce de violence.) Je l'adore, moi, ce Geor^ies. J'ai toujours pensé que le rôle com[iletde la femme a deux côtés: l'un qui est tout de jeunesse, de grâce et de plaisir... (jiontrnnt Giiborte) c'cst le sicn à elle; l'autre, qui est tout de ra'son, d'ordre... avec un peu d'ennui, c'est bien possible, je ne dis pas le cniraire... Eh bien ! c'est cela qui me plaît, à moi ; elle vous l'a dit. Et ce côté du rôle, ci; rôle ingrat cl nécessaire, dont vous m'avez demandé comme un service de me charger, je vous demande, moi, comme une grâce de me le laisser... D'ailleurs, si vous vouHez me ronvoyer maintenant, je ne m'en irais pas.
SA RTOm s, ;i Gilbert.'.
Vous avez entendu ?
(, l LI! ERTE.
Oui.
IKi l'1'.OUFKOU
SARTORYS
Vous la connaissez aussi bien quo mo; ; jo crois qr.c main- Icnarl il serait iinililc...
LOUIS i: .
Toul à fail iiiulilo.
SARTORYS
Cependanl si vous voulez essayer, vous...
GlLBlilRTi; *, d'un ton bref.
Oui, je vais essayer.
SARTORYS
Je n'ai pas changé d'avis, ma chère Louise, cL jo pense que vous devriez consentir... Mais vous me faiie.s laiU de plaisir en refiisant, que jo ne me sens pas la force (i'insi^lcr, mainlenant du moins.
LO L ISE.
Ni mainlcnanl, ni ))Ujs lard.
SARTORYS, lui serrant la main.
Ah 1 (pianl à cela...
A qioi bon? Ce que je dis aujourd'hui, vous sav(-z hion quo jo le dii'ai toujours.
Sartorys rentre chez lui à ilroitc.
SCiilXE XII
LOUI.^i:, GILBERTE*'
Gillrrlo s'fs'. iplrcssop, s'est lovro, a passé dorriijro le pinni) rt Irouvi" on face de sn sœur qui va sortir à ^mirlip.
(; ILBERTK.
OÙ vas- lu ?
* (;i!l)C;lc, Sarlorys, Louise.
* Cilberie, Louise.