ACTI-: PREMIER
VAL RÉ AS
Avec intcrèi?
LE BARON
Et avec compassion ; les malheureux ! Si je voulais vous raconter... mais cela serait trop long; ne parlons que de vous. . .
VALRÉAS, se défendant.
Jamais ! moi, jamais !
LE BARON
Trois fois, vous, trois fois !. . . Vous avez fait trois lentalives. La première, naiurellement, le lendemain du jour où je vous ai présente^. La seconde, deux ans plus t:^rd, aux courses de Blois. . . Sans doute, vous aviez espéré qu'en vous nionirant avec une casaque orange... Ali! mon ami, avec une autre femme, je ne dis pas, mais avec la baronne. . . La troisième lenlative, vous l'avez faite ici même, il y a deux jours, et c'est parce que cette troisième tentative a été accueillie conmie les d* ux premières, que vous vous êtes mis à adorer mademoiselle Gilberte.
VALRÉAS
C'est une somnambule qui vous a dit tout ça ?
LE BARON
Et vous avez bien fait de renoncer... Voyez-vous, mon ami, nous n'arriverons jamais à rien avec ma femme ; j'en ai pris mon parti, quant à moi, (il se lève.) car, en somme, le caractère de la baronne a bien son bon côté ; il me chagrine, quanta moi ; mais il me rassure quant aux autres.
VALRÉAS, se levant.
Je comprends çà.
LE DOMESTIQUE
Voici des lettres.
Il remet au baron un paquet de huit ou dix leltres.
LE BAUON, étonné. Pour moi! (Regardant les adresses des lettres) la baronne, la
baronne, la baronne. . . (Rium) Pauvres gens ! je vais lui porter ça.
Il sort à gaucLe.