SARTO K Y S
Oh!
LOUISE
El cette idée ne m'éiait pas venue que, pour que celte frivolité ne fût plus dangereuse, il suffisait de faire épouser cà Gilbcrle un homme tel que vous.
Elle s'assied sur le cnnapc'.
SARTO KVS.
Ne disons pas de mal de ce que vous ajipelcz sa frivolilé. * Sarîorys, Louise.
28 FHOUFKOr
je dois avouor que c'est un pou à cause de celle Irivoliliî que je l'ai aimée... Je m'eflorcerai ce|ieiidanl de l'en i,'uéiir, si vous voulez, Miaisdoucemeni, bien doucenieni. . ,
LOUISE
Comme vous l'aimez ! . . .
Oui.
L U U 1 s li .
^lais [lourquoi est-ce à moi que vous venez?. . .
Votre père m'a dit que c'(^tail à vous qu'il lallail m'adre»ser.
LOUISE
Ail !... E!i bien ! vous m'avez dit ce que vous aviez à »ic dire, je vous ai répondu... maintenant. . .
Ce ii'e.st pas tout. J'ai quelque cliosc encore à vous demander. , .
Il s'assied.
LOUISE
Huoi don; V
SARTORYS, suppliiint.
Vous lui . . vous lui parlerez...
Ah!
. SARTOU Y 3.
Si j'essayais de parler moi-même, il m'arriverait ce qui m'est arrivé loul h l'iicurc... Je n'oserais pas, je me sauverais. . ou bien si je nie décidais... ce que je dirais terail l'kis désa.-»lrou.\ peul-ôlre que mon silence. . .♦ Elle serait capable de rire, cl alors. . . J'aime njieux que vous lui parliez, vous. L»ites-lui de moi loul le bien cpic vous pensez, et même
un pou davantage, cela no peut pas taire de mal ; mais je vous en prie, n'insistez pas trop sur lo S(Vieux oi lesévùrede ma personne. . . c'est là qu'est io danger, voyez-vous. Dileslui qu'en dépit de mon air grave, en dôpit de ma gaucherie, je l'aime aussi follement que le pourrait faire le plus écervelé de ces jeunes gens qui l'entourent, (se levant.) Ah I si vous saviez combien de fois il m'est arrivé de porter envie à Valréas!. . . Dites à Gilberto qu'il ne faut pas trop me juger sur l'enveloppe et que ce n'est pas de ma faute, après tout, si, par une fatalité mallieureuse, ceux qui aiment le mieux sont presque toujours, ceux qui savent le moins bien parler d'amour.
LOUISE, se levant.
Oui. . . oui. . . je vous le promets. . .
SA RTC U Y s.
Vous lui parlerez?
Oui.
Quand cela ?
A RTOR vs.
LO tJISE.
Mais, dès que je la verrai.. . tout à l'heure, avant le dîner.. .
SARTORYS, nrec émotion'.
Tout à l'heure?
LOUISE
Vous ne voulez pas ".'
SARTORYS
Si fait... si fait; seulement pas devani moi. n'esl-co pas?
LOUISE
Non, sans doute... mais que fcrez-vous alors, pondant que je parlerai pour vous ?
* Louise, Sarlorys.
30 FUOIFIIOL'
Tenez, je m'en irai là-bas... cl je marcherai do lonj^ en large... Je ne perclrni pa»? celte fenêtre de vue. Si c'est oui, vous n'aurez qu'un signe à nie f.iirc... si c'est non...
Si c'est non ?. . .
SARTORYS
Je remonlerai ù cheval cl je retournerai chez moi. . .
LOUISE, tristement.
Comme cola V
SARTORYS
Un oui ou un non. Toute ma vie est là, maintenant.
Entre Cilbcrle tomme un tourbillon; elle tient ù la main r.ii bracelet.
SCftNK XII Les Mêmes, GILliERTE*.
«i ILBERTK.
Ah ! Louise, attache-moi donc. . .
LOUISE
Quoi V
GI LBERTE.
Ce bracelet, je ne peux pas. (Louise lui mtoclie son bmcolel.)
Mon Dieu! (lu'csl-cc que tu as donc?... comme la main ircmlile, .. Votre servante, monsieur de Sartorys,..
l'cnilanl que Louise lui .iltnclie son brnecb't à l.i ninin ilniile. die I.muI la iniingauclie à Siirtorvs.
SA RTO I! VS.
.Miulemoiselle...
* Louis '. (Hllierto. s.iriory^.
xcTE V- u I-: M 1 1-: u a i