‹ Froufrou;Chapitre 45 sur 111 · G II.BERTE · texte numérisé non relu

G II.BERTE

J'espère Iiicn qu'elle n'en sortira plus.

LA BARONNE, tr.'s-nin rq i é .

Al) !... (Un silence). Et à Ciulsruhc, vous remmènerez ?

A Carlsrulie?

LA BAR ONNE

N'y allez-vous pas? .Monsieur de Sartorys est nommé?

GILBERTE

Non certes, je ne vais pas à Carlsruho.

Il y va seul ?

GILBERTE

Il n'y va p^s, il refuse.

LA BARONNE

Ah! mes compliments, ma chère... voilà ce qui s'appelle être aimée (En riant.) Il me paraît inutile, maintenant, de vous demander s'il consent à ce que vous p irais-iez dans cette représenlalion.

GILBERTE, hoclinnt la tête.

Oh ! quint à cola., lium !.. il est bien évident qu'il consent, mais...

LA BARONNE

Vous savez \olre rôle ?

GILBERTE

Pas bien encore; la dernière scène...

LA BARONNE

Nous allons la répéter...

GILBKRTE.

Je crois bien; j'ai déjà répété la musique...

LA BARONNE

Avec qui donc ?

Avec papa.

LA BARONNE

Ah! mais c'est un trésor qu'un père comme celui-là... Vous savez que ça va être irès-bien, et que c'est votre pièce, que c'est vous qui ferez ia recette...

GILBERTE

Vrai !... et elle sera belle, la recette?

LA BARONNE

Elle sera énorme, et, à ce propos, il faut abiolument que je- vous raconte quelque chose.

GILBERTE

Et quoi donc?

LA RAltONNE.

Figurez-vous... il y aune heure... j'étais chez moi, bien tranquille., on m'annonce un monsieur que je ne connais pas et (jui venait, me dit-on, pour prendre des billets... C'était pour les pauvres; je le fais entrer. Alors ce monsieur me dit qu'il vient de la part de l'agence des théâtres.

GILBERTE

Oh!

LA BARONNE

l:;t que si je veux lui laisser vendre un certain nombre de billets, il me remettra, d'abord le prix des places, bien entendu... et puis, écoutez donc, (Avec orgueil.) uHC primc de cinq cents francs.

(ilLBEKTE.

Uh!

Page 1