‹ Froufrou;Chapitre 63 sur 111 · ACTE TUOISIKMK · texte numérisé non relu

ACTE TUOISIKMK

gilbi:rte.

Eh bien ?

LA BAnOXNi:.

Huml.. voilà (jui ne me salist'ait pas. Trop do sérieux sur ce joli froiii ; bcaucoui) Irop de sérieux.

C'est cela qui vous iuquièle?

LA BARONNE

C'est très-mauvais signe, le sérieux, chez les personnes qui n'en ont pas l'habitude... Ce qui m'inquiète surtout, c'est qu'il ne m'est pas très-difficile de deviner le niolit'....

GILBERTE

Oh ! vous vous trompez....

LA BARONNE

Je me trompe....

GILBERTE

Oui, je vous assure....

LA BARONNE

Tant mieux si je me trompe vraiment, et si certain écervclé de ma connaissance, nommé Valiéas, n'est pour rien....

GILBERTE

Monsieur de Valréas?

LA BARONNE

Non?

GILBERTE

Eh bien I si t'ait, c'est de lui qu'il s'agit.

LA BARONNE

Vojon?, Gilberte, voyons...

C'est de lui qu'il s'agit, maio vous vous tionipez fort si vous vous imaginez qu'il taille craindre... Dans un instant, sans

doute, je pourrai vous prouser.... (Entre le domestique aiiiiorlarit une lettre.) C'cst la rCpOnSC ?

88 FROUFROr

LE DOMESTIQUE

Oui, madame.

GILBERTE

Ah !.. (Le domestique sort. Gilberte après avoir lu, tend la lettre à la baronne.) Tenez...

LA BAnu.XNE, lisant.

« Vous m'ordonnez de partir, je punirai ce soir. »

GILBERTE

Vous voyez bien !

LA BARONNE

Je vois... je vois que le mal est bien plus grand encore que je ne supposais. Pour qu'il vous envoie une pareille réponse, il faut que vous lui ayez écrit, vous, une lettre....

GILBERTE

Une lettre dans laquelle je lui ordonnais de partir, naturillcment.

LA BARONNE

Dans laquelle vous lui ordonniez de!... Voilà oîi vous en êtes!.. Voyons, Gilberte, voyons.. .^ Ah! vous vous rappelez comme cela m'a amusée dans les commencements, pendant ces répétitions, il y a combien?... deux mois. Tant que j'ai pu croire que ce n'était là qu'un jeu, une façon agréable de passer le temps... Est-ce que je pouvais supposer, moi ?... Je croyais avoir affaire à une femme raisonnable.... aune femme comme moi... parce que, moi, voyez-vous, si l'on venait me parler d'aimer sérieusement un autre homme que monsieur de Cambri, ce serait absolument comme si, après avoir reçu cinquante coups de htiion par devoir, on venait me proposer d'en recevoir cinquante autres par pl.iisir... Voilà mes principes!.. Qui eût pu deviner que ces principes n'étaient pas les vôtres?., qui eûCpu deviner surtout que ce Valréas, ce charmant garçon, celamoureux pour rire, s'aviserait d'inspirer un sentiment réel, et de devenir... je ne dis pas dangereux...

GILBERTE, souriant.

Vous pourriez le dire...

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