ACTE TUOISIKMK
gilbi:rte.
Eh bien ?
LA BAnOXNi:.
Huml.. voilà (jui ne me salist'ait pas. Trop do sérieux sur ce joli froiii ; bcaucoui) Irop de sérieux.
C'est cela qui vous iuquièle?
LA BARONNE
C'est très-mauvais signe, le sérieux, chez les personnes qui n'en ont pas l'habitude... Ce qui m'inquiète surtout, c'est qu'il ne m'est pas très-difficile de deviner le niolit'....
GILBERTE
Oh ! vous vous trompez....
LA BARONNE
Je me trompe....
GILBERTE
Oui, je vous assure....
LA BARONNE
Tant mieux si je me trompe vraiment, et si certain écervclé de ma connaissance, nommé Valiéas, n'est pour rien....
GILBERTE
Monsieur de Valréas?
LA BARONNE
Non?
GILBERTE
Eh bien I si t'ait, c'est de lui qu'il s'agit.
LA BARONNE
Vojon?, Gilberte, voyons...
C'est de lui qu'il s'agit, maio vous vous tionipez fort si vous vous imaginez qu'il taille craindre... Dans un instant, sans
doute, je pourrai vous prouser.... (Entre le domestique aiiiiorlarit une lettre.) C'cst la rCpOnSC ?
88 FROUFROr
LE DOMESTIQUE
Oui, madame.
GILBERTE
Ah !.. (Le domestique sort. Gilberte après avoir lu, tend la lettre à la baronne.) Tenez...
LA BAnu.XNE, lisant.
« Vous m'ordonnez de partir, je punirai ce soir. »
GILBERTE
Vous voyez bien !
LA BARONNE
Je vois... je vois que le mal est bien plus grand encore que je ne supposais. Pour qu'il vous envoie une pareille réponse, il faut que vous lui ayez écrit, vous, une lettre....
GILBERTE
Une lettre dans laquelle je lui ordonnais de partir, naturillcment.
LA BARONNE
Dans laquelle vous lui ordonniez de!... Voilà oîi vous en êtes!.. Voyons, Gilberte, voyons.. .^ Ah! vous vous rappelez comme cela m'a amusée dans les commencements, pendant ces répétitions, il y a combien?... deux mois. Tant que j'ai pu croire que ce n'était là qu'un jeu, une façon agréable de passer le temps... Est-ce que je pouvais supposer, moi ?... Je croyais avoir affaire à une femme raisonnable.... aune femme comme moi... parce que, moi, voyez-vous, si l'on venait me parler d'aimer sérieusement un autre homme que monsieur de Cambri, ce serait absolument comme si, après avoir reçu cinquante coups de htiion par devoir, on venait me proposer d'en recevoir cinquante autres par pl.iisir... Voilà mes principes!.. Qui eût pu deviner que ces principes n'étaient pas les vôtres?., qui eûCpu deviner surtout que ce Valréas, ce charmant garçon, celamoureux pour rire, s'aviserait d'inspirer un sentiment réel, et de devenir... je ne dis pas dangereux...
GILBERTE, souriant.
Vous pourriez le dire...