SCENE PREMIÈRE ZANETTO, pais PAULINE
Au IcMi' du rideau. Z inello, élciuhi dans un fa.iUuil. tiitrc Paulin-^ pal la fcMUcho.
l'Ai: LIN i:.
Vile, Zmielto, vile... i! faut aller chez iM. do Vairéas. Vous lai direz qu'il devait venir déjeuner cl qu'o'i l'altend.
ZANKTTO.
Va où avcz-voiis pris, madeiDOisellc Pauline, que le mclier de Z inelto i'ùL de l'aire dos toiii'.ios?
l'A II. IN i:, ri.nnt.
Mais (inol est duiic au juslc le méiier de Zancllo ?
* l'auline, Zanctto.
Z A N liTlO.
J,i! iiu'lier cIo ZancUo osl de poiicr avec gjrilce le costume iKilional de Venise ; le mélier de Zanclto est de chauler avec une jolie voix les vieux airs du pays... CcpeudaiU j'irai chez le seigneur comte pour vous être agréable...
I> A u L I Ml .
El parce que, lu, vous êtes bien sur d'attraper un jicu d'argent...
/.AN i: r ru.
Quand cela serait, pauvre Voiiiso ! (u se lùve et legordo autour .!u lui.) Comme tout cela est be.iu maintenant, connue lout Ci:;a est magnifique! En moins de si x semaines, \a signora votre maîtresse a su rendre à ce palais sa splendeur d^uitrcl'ois... Ail ! si '.es B.uiieriui pouvaient revenir, ils seraicnl tlailés... Seulement...
l'A ULIN E.
SculeiKGnl?.
z V > li 1 T O .
Grandes habitudes la signora... Aciieter beaucoup, et, pour le prix, l'aire attendre; c'est très-bon à Paris, cela, parce qu'à Piris les marchands sont riclies... mais ici... Ah ! IKiuvre Venise !... II y a surlout ce malheureux... un vieil ami de mon père .. Maltco Siromboli. ..
I>AL 1, INt:.
Est-ce qu'il vous a chargé de?...
z ANE TTC.
Ahl povero!... Voici .sa note,
1> A U L 1 Mi .
Ah !
ZAMiTTO,
Douze cents francs... Une insère pour la sitjnora... nue fortune pour ce pauvre Matlco...
121 l-UOUFUOU
l'AULI.NK.
Bien, (lîiic prend la noio). Et ma'iilcnaiil, allez où je nous ai diL
J'y vais, vous voyez bien, j'y vais...
Pas trop vite...
ZAMÎTTO.
Bon !... En ne me pressant pas, je risque de rencontrer le signor comte sur les marclus nu'^mes du pa'ais... et je le connais, il me paiera lo t aussi lùen pour la moilié de la course que pour la course tout euliùie.
Il sort i'i droite.
SCivNK 11
PAULINE, puis GILBEUTE.
I' AU 1,1 Ni:.
Ils sont très-aimables les gens d'ici, mais très-nets... Il n'y a pas à dire, on commence à nous réclamer ce que nous tlevons... (imitniit zaneUo). l'Ouzc ccHts IVancs... UllC iiiisère... Oui, mais douze cen;s francs ici... et trois mille francs là... cl puis dix sei)t cents francs... cl puis encore deux mille, tt l)uis, et puis... tout cola finit par faire une ptlile somme...
Knirp Gilhorte par la ^'ui^l'O. l'aiiliiip cache In facture. (; I L lîE KTK *.
Tu as envoyé ?
l'AU Ll NE.
Oui, madame, mais Zuiclto vient seulement de partir...
* (lilliiTlo. l'.mlilu'.
ACTK QUATIUK.MK \i:,
C, II. 111" IITK.
Ail ! bien...
l'AULINE, à part, rfj^'nrj.inl les factures.
Il faut pourlanl ([iic je me décide à pirler..
<;i I, i{i' UTic.
Pauline...
pali.im:.
Madame...
G I L B t; Il T E .
Tu es une excolleiilo fille. Pauliiie, cl c'est vraiment bien à loi d'être venue me retrouver...
PAULINE
Je n'ai jamais 6lé qu'au service de madame ; alors, dès que j'ai su où é!ait madame, j'ai pensé que je devais...
GILBERT E
El je l'en suis rccoii:iaissante. Mais qu'est-ce qui se passe? voyons, tu es là à tourner .. tu as quelque chose?
PAULINE
Mon Dieu, madame...
GILBLUTE.
Qu'esL-ce que ce papier q le lu tiens?
PAII.I.N E.
C'est une noie, madame...
G 1 LBEUTE.
Une note?
PAULINE
Je suis désolée d'avoir à parler à madame... mais il y a de petites réclamalions d'argent...
G I LBEUTE.
Des réclamations? .. (A part, avec un sourire un peu triste.) G'esl
vrai, je n'dvais pas pensé à cela... (anut.) Iih bien, donne...
PAULI NE
Voilcà, madame... (Elle uû remet la note.) .Mais i^ V en a eu-
lifi FROUFROU
coro d'aulros qui monlonl bien à uno dizaine de miiio francs.
GILBERTE
OÙ sont-elles?
Je les ai là.
Donne, alors, donne tout cela... (negnrdnnt los factures ) Me voilà avec des deltcs, moi!... .le n'avais pas songé à cela quand j'ai renvoyé an notaire... Knfin, je m'adresserai à mon père... N'aie pas peur, Pauline, nous paierons, nouspaierons...
(Entre un domestique npporlnnt des jnurnnux, qu'il met sur une console et une lettre que Pauline donne à Gilberte.) Ail! C'cSt du doClCUr...
Le domestique sort. Ciberle prend In If t.rc ftla li! .nver êniotion ; quand elle a lu, elle s'aperçoit que Pauline n'est pas sortie et seuiMcaltendre (jue'que cliO?e.
i'AULIN!".
Pardonne'/.- moi, madame... c'est que madame a dit que celte leltre était du docteur, et alors... pardonnez-moi...
(1 U. nE RT E, Wc^-ômaf.
Alors tu désirerais savoir ?
p A ILINE.
Oui, si monsieur Georîrcs i?...
f; ILBEUTE.
11 va bien ; ie.s nouvelles sont bonnes, très-bonnes..
PA UMXE.
Très-bonne> ?
0 li... Georges va bien... et... (Avpc .ffort et rapidement.} et
son père, qui pendant près d'un mois a été en danger de mort, est sauvé maintenant... C'est cela que tu avais envie de savoir, n'est-ce pas, P.udine?.. Eh bien... mai.s... je le comprends... et tu avais bien le droit de me le demander...
PAULINE
Ail! madame... madame...
ACTH QUATKIÈMb: 127
(ilMlF, RT i:.
C'csl liion, Pauline, c'osl bien... (pmiiino son. Siionco. ciii.pno
promène lontcment ses regards autour d'elle.) UilG llGUrC de COlÙPû Cl
voilù OÙ j'on suis arrivée!.. AIi!... Enfin, il n'esi plus temps maiiiton.xnt...