BANCAL, LA BANCAL, MADELEINE
(Ab tarer du rideau, Daoeat eu ouia prés d« U chaminte, cl fume, la Banni
savonne an fond prés da la porta. Madrleiae, eeiin pria du cabinet, fil»
au rouet. Bancal se 1ère, raaasse A terre quelques débris de liori mort.)
BAltCAl, apres avoir eh»r<-Bê.
Dis donc, la mère, est-ce que tu n’as pas un peu de bois à me donner?... voilà le feu qui s'éteint, et il fait froid en diable !
LA BA\CAI., iiniaul.
Du bois ! où veux-tu nue j’en prenne? il n’y en a plus dans le fournil, et je n’ai pas de quui en acheter.
PASCAL, sa rasseyant pria do U cheminée.
Quelle misère!
LA BAÜCAL.
Oui, ces feignant* de riches! il n’y en a que pour eux!... Les pauvres gens ont beau se confondre le corps et làrate... rien ne va... J’espérais que la fète du pava non* amènerait quelques locataires... mais personne A l'exception de cette chambre au second que nous louons à Anne Benoist, not’ garni est vide... On s'éreinte, on se tue, et on ne fait pas seulement pour son pain... El puis les curés viennent vous prêcher la vertu... fliunnélclé... Tiens! ça me fait rire!
, MADELEINE , à part.
Quel langage 1
BANCAL
C’est vrai qu'il faut m donner bien du mal pour vivre... moi je travaille, le jour, à la terre... mais c’est pas ça qui peut faire aller la maisoa.
LA B4XCAL.
Nous avons tant de monde à nourrir ! deux enfants en lias ize... une grande fille qui ne gagne pas ce quelle mange.
MADELEINE
Moi?
LA OAltCAL, M tournant broiquoroeo* «n «11c.
F.h bien ! pourquoi que tu t’arrêtes? pourquoi que lu ne travailles plus? crois-tu que nous avons le moyen de t’entretenir à rien faire?
MADElSni*.
A rien faire !
BANCAL
Voyons, ne la gronde pas!... Madeleine est une brave fille qui s’occupe... qui fait ce quelle peut pour nous soulager.
MADELEINE
Oh î c'est vrai! c’est bien vrai !... Le ciel m’esl témoin qoo ic voudrais vous voir heum». Est-ce ma faute, mon Dieu ! m l'ouvrage me manque souvent? si mon travail est si peu payé?
BANCAL
Sans doute... c’est pas sa faute à cette enfant !
LA BANCAL
C'est ça! souliens-la ! comme si elk n «Lui pas d«qà conte' moi! C’est ta ehérlo, ta protégée T
FUAI.DÈS.
BANCAL
Non! mais...
LA BANCAL, rialerrompâot avec eolèr*.
Mai»!... mais!... Je te dis qu’elle ne fait ncn .. (Mouvemnat d* Banrai-j Tu ne vois pas ça, toi... tu es aux champs toute la jourliée... Au lieu de s’occuper de son ouvrage, de tâcher d'aider ses parents dans la peine, ça aime mieux penser à ses amours.
KADUEIIIE.
Mes amours!...
Te v’ia ben avancée, pas vrai ?... Maintenant que ton Maurice est redevenu grand seigneur, il ne songe plus à toi.
MADELEINE, è part.
Hélas!
LA BANCAL
Si encore elle savait profiter de leur ancienne connaissance pour obtenir queuau' protection... qucuqu' secours... Mais, nou ! pas dr danger qu’elle s’adresse à lui !... qu’elle aille au château'! '
MADELEINE, •« If Vint.
Au château!... Que dites-vous! moi aller solliciter un bienfait!... une aumône!... Oh! jamais! Jamais !...
LA BANCAL, i toa mari.
Tu l'entends!... A quoi qu'elle nous sert? à quoi qu'elle nous est bonne? j’ te 1* demande ?
MADELEINE, fondant en lames.
Ah ! je vois bien que je vous suis à charge ! que vous me dé- l testez'... f
BANCAL, te l«T*nt,
Allons, voilà encore que tu la fais pleurer!... (Allant h Madeleine.} Pauvre fille!... Voyons, ne te fais fias de chagrin!... embrasse-moi ! (Il l'embraïu.)
MADELEINE, tanglotaot et bu.
Ah ! je suis bien malheureuse, allez !
LA BANCAL, (pli a’evl awite prêt de la table en étirait *01 linge.
Ah! oui... des larme*!... des pleurnicherie*!... comme toujour*... pour se faire plaindre!... cajoler!... hypocrite!... Je vais le faire pleurer pour quelque chose, (eiu m fera «t »‘e
«ri Madeleine ; Baneal l'arrête.)