‹ Fualdès drame en cinq actes, et huit tableauxChapitre 38 sur 121 · BANCAL, LA BANCAL, BASTIDE · texte numérisé non relu

BANCAL, LA BANCAL, BASTIDE

BASTIDE, baa.

Ils sont partis?

LA BANCAL

Oui, vous pouvez entrer.

BANCAL

Votre serviteur, monsieur Bastide... Voilà longtemps que vous n’âtcs venu chez nous?

LA BANCAL

Pourquoi ne tmus «voir pas fait prévenir?

Je passais... j'ai voulu vous voir... causer un moment d’amitié, voilà tout!

LA BANCAL

Cest ben d’ l’honneur pour nous, monsieur Bastide, (a part.) Il m’a fait renvoyer Madeleine, il y a autre chose !

bastide, qui M aaafa prit de U tabla.

Ahçà, et vous? les affaires?

u BANCAL.

Ça va mal !

FUALDÈS

BANCAL

Pas le sou à la maison.

LA BANCAL

Plus de crédit chez le boulanger.

BASTIDE, ticc bonhomie.

Quel malheur!... de braves gens!... il y aurait peut-être une ! bonne somme à gagner.

BANCAL, m npprackint.

Une bonne somme!

Une bonne somme!

BASTIDE

Oui... une bonne somme... et une vengeance à accomplir!...

BANCAL, téfldbiuant.

* Une bonne somme!...

LA BANCAL, vcsinl *e plartr de l'ealre côte de la table.

El une vengeance!... deux plaisirs au lieu d'un!...

BASTIDE, ln regardant.

Hein?... c'est tentant!... mats pour cela il faudrait de la résolution... de l'audace...

LA BANCAL

C'est pas ça qui manque... (a»« énergie.) Oh! pour sortir de

notre misère, je crois que... (S'arrêtant sur on signe de aen mari. el arec calme.) De quoi s’agil-il ?

BASTIDE, <p| l'a observée.

Allons au fait! (Le* regardant Aieaent.) Vous haïssez Fualdès?

LA BANCAL, vilement.

Oui... le brigand!

BASTIDE

Moi aussi, j’ai on compte à régler avec loi... peut-être pourriez-vous m’aider.

BANCAL, étoooi.

Vous aider?...

LA BANCAL, vltemtat.

Bien volontiers!... mais comment?

BASTIDE

D'abord je l'amènerais ici... ensuite... nous verrions.

BANCAL, avee crainte.

Ah! mon Dieu !... est-ce que vous auriez l’intention...

LA BANCAL, IniterTompant.

C’est bon!... il ne s'agit pas de ça, imbécile!... (a Bauide, imidement.) Combien que vous donneriez?

BASTIDE

Cent écus ce soir même... et une rente viagère de soixante pistoles.

LA BANCAL, regardant aoo Biari et remmenant à gauche.

Cent écus!... de quoi paver nos dettes, et vivre honnêtement le restant de nos jours! ..

BANCAL, héfitml.

C'est vrai; mais...

LA BANCAL, bta.

Tais-foi!... Laisse-moi arranger ça avec monsieur Buslidc.

(a Hulule.) Cinq cents francs comptant, et on pourra s’eutendre.

BASTIDE, n levant.

Soit!... Mais noos ne serions pas assez de trois... Il faudrait encore au moins deux personnes solides et discrètes.

LA BANCAL

Oh ! s’il ne s’agit que de ça, j'ai votre affaire...

Qui donc?

LA BANCAL

Un ancien soldat du train, chassé de son régiment, un nommé Collard... qui loge avec Anne Benoist, là-haut, au second.

BASTIDE

Je sais...

LA BANCAL

Jamais un liard dans les poches et bonne envie de les remplir... Il n’y a pas quinze jours encore, il me disait : « Si je sa- « vais qu’un nomme portât vingt-cinq lorns , et qu’on ne me « voie pas, ie ne craindrais pas plus de lui tirer un coup de fusil « que d’avaler un verre de vin ! •> Voilà c’ qui disait.

bastide. ,

Bon! encore un pareil gaillard, et on réussirait.

LA BANCAL, rrllrehbianl.

Attendez !... pourvu que le prit n'y fasse rien, j’ai peut-être I ! votre homme! not’ voisin; cY i ••bénie de Missonnicr... qui va à la pèche à-coups de pierres. Pour un écu de ceut sous il risquerait sa tête... Il rit toujours et ne parle jamais !

BASTIDE

C’est ce qu’il faut!... Dans une heure, pouvez- vous me répondre de tous les deux?

LA BANCAL

Une heure, c’est pins qu’il n’en faut pour les prévenir. (Elle ™-

I monte <oa ibc pour unir, el rwIcwcnJ avec hésitation.) Mai» il fera A

peine nuit.

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