SCÈNE IX
LA BANCAL, BANCAL, pui» JAUSION, BASTIDE, lotbs COMPLICES, FUALDÈS.
(Moment d'attente et d'anxiété, — On entend toujours l'orgue ; puis un tumulte, de» cm étouffés — Bancal rentre avec «tfrol et »c irnilcoant a peine ; U Bancal remarquant te trouble de mii mari, vient à lui et lut Mbit la main.)
Eh bien?
LA BASF AL.
BANCAL, Avec crainte et épouvante.
Ils ramènent ici!... que vont-ils lui faire?... Ah! pourvu qu'ils tiennent leur promesse... pourvu qu’ils n’aillent pas...
(On vuit paraître Eu» Lié» t-Âilkimé cl »« déhattaM an milieu de Jamioa, de Haitnl* et de» autre* complice» qui chcretient i fcatralaer d*«» la Mlle. — fini .de tieut un poignard à la main. — A dette vue Bancel jette un cri.) Un
poignard ! ( Tombant a geiKim.) Pauvre madame Fualdès! pauvre
madame Fualdès!-.. (on pw»s«. Fualdev dan» la Mlle; au même tttuiund Anna Bcnotat pajaîl à U porte du cabinet, une Unième a la niaui.)
MADELEINE, la reconnaiitant.
Parlez bas !... Vous ici, Madame! sous ce déguisement?..,
, MADAME HANSON
Oui, j'ai dû le prendre... il le fallait.... Tu sauras tout...
MADELEINE
Ah! mon Dieu !.. c'était donc vrai... on ne m’avait pas trompée... Mais parlez... parlez vite... qui vous amène date cette maison?.,.
MADAME MASSON
Un devoir sacré... l'espoir de sauver une personne qui m’est chère... mon frere, enfin:...
MADELEINE
Voire frère! c’était votre frère?
MADAME MAN SON
Oui, Madeleine... et sa retraite que je croyais impédétfable...
MADELEINE
Eli bien?...
MADAME M A>SO>
Eh bien, Jausion, cet ennemi acharné de mon repos, ce mauvais génie de mon existence, a découvert le lieu ou mou frère sc cachait...
MADELEINE
Grand Dieu !...
MADAME MASSON
Hier, espérant me forcer à répondre à son folal amour, il m'a menacée d'une dénonciation ..
MADELEINE
L’infâme!...
MADAME MASSON
Moi, qui le sais capable de toute» les bassesses pour arriver à son but, j’ai aussitôt fait parvenir un avis à mon frère'... Je lui ai écrit que sa sûreté était compromise; qu'il fallait se bâter de chercher un autre asile... de tout préparer pour sa fuite...
MADELEINE
Ah! oui... oui... il faut qu'il fuie... qu’il parte au plus tôt...
MADAME MARION
Ce soir, je l’espère, il pourra quitter Rodez ... mais ne pouvant prévoir dans quel endroit il passera la nuit cl n'osant lui donner rendez vous chez moi, dans la crainte de nous voir surveilles, trahis par Jausion, e‘e»t ici que je lui recommandais de venir me trouver ce soir.
MADELEINE