‹ Fualdès drame en cinq actes, et huit tableauxChapitre 53 sur 121 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MADAME MANSON, cachée, MADELEINE, LA BANCAL-

I A B4HCAL. voyant Madeleine.

J’en plais s$re!... Que fais-tu ici?... je t’avais défendu d'y rester!.'.. malheureuse!... tu nous espionnais!...

MADELEINE, tremblante.

Moi! oh! non !... non!... ne me battez pas!,..

LA BANCAL, lui mimm.hu le bra».

Réponds!... qu’as-tu vu?... qu’as-tu entendu?...

MADELEINE

Rien!

LA BANCAL

Tu mens!

MADELEINE, prête à toaaber i genon.

Oh! rien!... je vous jure I

U BANCAL

Ccsi bon!... va-l'en!...

* MADELEINE, A part.

0 mon Dieu!... cl cette pauvre dame qui est là!...

LA BANCAL, iI'uk mit terrible.

Va-l'en!... (u pou»,ant.) Muis va- ton donc!... (Eik u u*t bvutairméat à la porte dont elle lire le «tmtl i puis revenant en «eue et à clle-

■némer) Pourvu qu’elle ne sache rien !... Oh!... c’est ce que j’eclaircirai plus tard... et malheur, malheur ù elle, si elle a découvert

quelque ChOW 1... (Eu dissut ce* par -ici elle » w approchée de lit. Prajetu «le madame Nmui*, qui n‘o»c respirer el *e blottit dant la ruelle. La Banc»' écarte le» rideaux, approche U lumière de la figure dr» enfant»; l'une de» p*. titc* fille» foit uu mouvement, la tuêrc Buttai fait un geste de turpriM et dénié, fiance; elle »e recule un |ieu. semblant te consulter; puis ce topant plu» b'.ujei le» enfant». elle ae repproefo.' avec piécautio», leur pa»»c la main devant Ir» jrewt et se rt»»ur»ut i) 1U dorment !... Alt! tant mieux!... (Aprèe le» avais considéré» encore un instant, elle reforme l»t rideau», jette un dernier regard autour d’elle, puia sort par le fuad co rcf»uuaut la porte derrière elle.)

SÇÉSE IV.

MADAME MAN80N, seule. — Elle ion de derrière loi rideau» i sa pilmi ect extrême, sa voix tremblante.

Elle s’est éloignée I je respirai* à peine!... la présence de celle femme me glaçait d’effroi!... Et pas moyen de fuir celle horrible

maison!... (ltfle tombe accablée aur I» cbaite qui eftt prêt du lit.)

BASTIDE, en dehors, »>k force.

Signez!... signez, vous «lis-je!

Ft Al l>LS, eu dchori. d'une voix kalelanle.

Mais c’est un guet-apens!... une indigne violence!.,.

MADAME MANSON, to levant vivraient.

Grand dieux!... cette voix!... Il me semble U connaître!... (Emportée pur la eurloellé, elle a'aoproche doucement du « trage, aoulcve an coin dn ildtNB, et regarde.) Fualdès!... Oh! mon Dieu!... il est au milieu d’hommes à visages sinistres.-. Parmi eux sont Baslide'.. JausionL.. On lui présente des papiers... du doigt Bastide lui montre la place où il doit signer... Fualdès résiste... on lui saisit le liras... (avcc joie.) Ah!... U signe!... il signe!... (Mènent de

silence, puis oa entend encore la voix de Bastide.)

BASTIDE, eu dehors.

Ce n’est pas tout designer, il faut encore mourir!.., (Noqvcau

bruit. — On eutend joqer d* l’orgue au fo*d, dan» la rue.)

MADAME HANSON, ab comble de l'effroi.

Mourir!... ils veulent le tuer !.. lui ! leur parent, leur ami!

(Rezardanl, ei d'une voit altère» parl'épou»autc.) 0 ciell... Ofl le saisit... on l'étend sur U table!... Et cet orgue!»., ect orgue horrible!... Si je me montre... si j’appelle... ils me tueront aussi !...

Que faire?... mon Dieu !... que faire?...

rCALDES, en dehors, d'un* voix étouffée.

Grâce! grâce!... ah!... (un entend un cri déchirant.)

MADAME MANSOX, jetsnt un cri d’borrcur.

Ah !... frappé !... frappe !... ÇElla tombe aau» connaissance k terre, prêt du lit. — La porte dn fond s'ouvre brusquement. La Bancal, Jaution, Baslide, m précipitent daua le cabinet.)

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