PREMIER INVITÉ
Arrivez donc, beau déserteur! D'honneur, vous nous manquiez !
SAINT-ANDÉOL ; U porta au ton l’ordre do SaiuS-trprM.
Pardon, Messieurs, cl vous surtout, Mesdames, de vou* avoir atandiunies si longtemps... je me reconnais coupable de félonie; mais une affaire importante, indispensable, reclaniiit ailleurs ma présence.
rtEMlKR INVITÉ.
Rien de malheureux, au moins?
SaINT-ANDM»L.
Au contraire!... tout a réussi a i delà -le mes espérances!
MADAME MANSON, a part, atee juie.
FUALDÊS.
PREMIER INVITÉ, icmal U vtb de SilBt-AOiWol.
Mes compliments, cher .imiî (il rni.uiile patler m tait*».)
BASTIDE, %' n J.r. chu,!.
Permettez moi, monsieur je comte, de vous offrir mes civilités.
JAOSKW , de même.
Ainsi que tous nos remerciement* pour l'honneur que vous avez bien voulu nous faire ..
SAINT-ANDÉOL, llnctlBUU.
Messieurs, c’est moi qu: suis trop lnureux.. (r«yut »»-
d*me ÊUtUm, puiant prés d'elle.) Madame M illion...
BASTIDE, fépc rement.
Oui... Madame ne voulait pas venir... elle était un peu souffrante...
jaushw.
Mais nous l’avons enfin décidée par nos sollicitations... nos Instances...
MISÎ-MlIltOL
Et je vous eu sais gré, Mes'hurs... i.Ba»ude et j»unuii *oai »«
mflir.' h U UbU de jeu, (Wiuimt plané droite. A ma lime Man ica ru l'atneMOl
me to dr«4ut.) En effet je vous trouve bien pèle... bien abattue... Un peu de fatigue, sans doute... (B*Ut*at u *ou} ou plutôt d'inquiétude...
MADAME MANSON, t**.
Ah! Monsieur...
SAINT-ANDÉOL , bat.
Calmez-vous... votre frère est parti.. .j’ai voulu raccompagner moi-même jusqu’aux portes de la ville...
madame maxson, bat.
Oit! merci de votre généreux dévouement.
SA1M- A>D».OL , été* tut U »ui* et II eouduiitnt ver» l« canapé oè «lie ; l’iuirJ.
Nous nous efforcerons de vous distraire, de vous faire ou- j blicr vos souffrances à force de plai-irs cl de gaieté... içmubi ) mtaiBio XuMt'ii regardant autour de lui. V Mais parmi VOUS Mc-*sieurs, je n’aperçois pas le véritable héros de ta fête J... M. Fualde»?
JAUS10N, traitillant ia*olonttireni«nl.
Fualdès!
MADAME MASSON, è part.
Ciel!
SAINT-ANDEOL, M lwurnte.1 im Bmid# et JiusioB-qui jouent Ul et rie*.
Ne l’avex-vons pas amené?...
BASTIDE, «implemenl. 4
Non!... Est-ce que vraiment il n'est pas ici T unr-MDtot.
Il n'y a point encore paru.
BASTIDE, biltial Ut ctrtM.
C’eut singulier! Il devait venir nous prendre, lausion et moi. .. nous l'avons vainement attendu jusqu'à dix heures... Enfin, vuvuul qu'il n'arrivait pas, nous avons pensé qu'il s’etait rendu directement chez vous.
SAlNT-AMbéOL.
Mais non... Je vous répète qu'il n’est pas dans le bal.
BASTIDE
Oh! quelque affaire importante l’aura retenu sans doute...
SAINT-ANOÊOL.
Jusqu'au milieu de la nuit... mais c'est impossible.
Eu efrel... je... (s« utmi.'i Ali!... attendez! je crois avoir deville.
TOUS, m rtpproehiBl.
Parlez!
SAIMT-ANDÊOL.
Expliquez-vous!
JAUSION, à pari, luujoart
Que va-t-il dire ?
BASTIDE
Si je ne m'abuse, cette fête était donnée en son honneur! SAINT- ASDI.OL.
Oui, certes!..,
BASTIDE
Eh -bien, vous arez compté sans sa modestie.
SAINT-AXDKoL.
Comment ?
BASTIDE
Oui... il aura appris que vous lui ménagiez quelque ovation... il aura voulu humblement s'y déroi •cl'... et au lieu de venir nous prendre, il sera allé passer lu nuit, comme cela lui arrive parfois, dans une des métairies qu'il possède aux environs de celle ville.
SAINT-ANDÊOL.
Eh quoi ! vous pensez?..
Franchement, monsieur le comte, je n'ai aucun doute à cct égard.
MADAME MANSON, k pirt. *
L’infâme!...
SAIXT-ANbÉOL.
Allons, votre assurance dissipe mes inquiétudes. Je ne me serais jamais pardonné d’être la cause, même involontaire, d'un
accident, (f.b ec moment Un dumrAlii|a<« Apportait une Utile witcniot de» pétiuer ic*, du nfnidiMieiBnili, juTU j>U«»i t gruchc, cl, k droit*, ua«
table tbargee de jmiich.) Mais voici le punch, la collatiou; Messieurs, Mesdames, venez y faire honneur, (Le* éim 4 i« i,m»
de droite, l« bmr.me» etiloureul celle de g-erfiie.) Il MOUS manque lin convive; mais ce convive que Je regrette vivement de ne pas voir parmi nous, ffè jienJra rien cependant de l’cclatante réparation qui lui était réservée...
TOUS
Comment?
SAlVT-ANDI-OL, «leruit U roi».
Abusé par de fausses apprennes, J’ai outragé, menacé l’homme que je devais le plus vénérer et chérir. Ccst devant vous, c'est publiquement que j’ai voulu nie rétracter, et je vous ai tous réunis à cette Me aiiu qu'aucune arrière- pensée, aucun soupçon fâcheux ne pût résulter de lues insultes. Au sauveur de mon Père, Messieurs... au plus noble... au plus généreux des hommes-., à M. Fualdès! (Os fl pour pradn lei r*rrt*i <• ntor non»«t on enteud U roi* d« Htwj dut U «ouUmc.)