‹ Fualdès drame en cinq actes, et huit tableauxChapitre 68 sur 121 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Las mêmes, M. DE SAUVETERRE, un en mil*.

MADAME MASSON, à pari.

Ah! Dieu a voulu que le crime ne restât pas impuni !

SAINT-AN DÉOt., à M. il« Bluulm» qui «Air*.

Que voulez-vous?... Que venez-vous faire ici?... Il n’y a pas de coupables dans ce château !

SAUVETERRE, t avançant.

C’est cc dont la justice vient s'assurer, Messieurs !... Un crime horrible vient de jeter l'épou vante dans celte cité !... Assez long- I temps une déplurablc indulgence a été accordée aux fureurs des partis. Je suis envoyé ici pour y mettre un frein... et je déclare I que quels que soient le rang, le nom de l'auteur de ce meurtre, je suis décidé à sévir contre lui avec la dernière rigueur.

SAINT-ANDEOL.

Le counaitriez-vous?

SAUVETERRE, prenant l« poignard que lui doom le greffier.

Et vous. Monsieur, reconnaissez-vous cc poignard?

SAINT-ANDÉOL, «tonne.

C'est le mien!... mon chiffre et mes armes sont gravés sur 1a poignée!...

MADAME MARSON, A port.

Que signifie?...

SAINT-ANDÉOL

Mais comment ce poignard est-il entre vos mains?.,.

SAUVETEBRE.

On l’a retiré du corps de la victime!... (mouiudcdi <Tefr«l.)

SAINT-ANDEOL.

Que dites- vous?

SAUVETEBRE.

Je dis, Monsieur, qu’on ne connaissait à Rodez qu’un ennemi à M. Fualdès... et que cet ennemi qui l’avait menacé publique- I ment, ne peut-être que celui qui l'a frappé!...

SAINT-, \NDKOL.

Et cet ennemi?...

SAUVETEBRE.

C'est vous!...

SAINT-ANDEOL, atterré.

Moi!...

BASTIDE, bu, à Jauaâoa.

Nous sommes sauvés!

SAUVETERRE

Monsieur le comte de Saint-Andéol, au nom du roi, je vous arrête 3

SAINT-ANDÉOL

Arrêté!... Moi!... Monsieur, vous commettra une méprise dont je veux vous épargner les suites funestes... Vendiez m’entendre...

SAUVETERRE

Vous répondrez devant la justice, à laquelle des à présent vous appartenez...

SAINT-ANDEOL.

Eh bien, soit!

MADAME MANSON, t Mît, dam le dernier «rouble.

Et je le laisserais accuser:... lui qui est innocent!... lui qui vient ce soir même de se dévouer pour mon frère!,.. Je me tairais... quand je connais les coupables... Oht non! jamais!...

(a Sauraurra.) ECOUtt-moi...

JAUSION, A put.

Elle va parler!...

BASTIDE, qui • deviné «on ImU&Uoa, et a’eal tirante* ftftfocbé d'elle. Bit,

Songe à ton 61s!...

MADAME MANSON, à part.

Mon fila!...

SAUVETEBRE, A madame Maaio*.

Eh bien ! Madame, qu'a* cz-voua à dire?

MADAME MANSON, béotanl. «I dun< « m cotrecoapé*.

Que Monsieur de Saint Andéol... est le plus généreux des hommes... qu'il ne peut avoir commis ...{s 1 “«réuni.) Mais le trouble, l'émotion... (a pan.) 0 mon Dieu! pardonnez-moi de me taire!... (eu* teinb# tur i« cunp«.)

SAINT-ANDÉOL

Madame... je ne saurais vous dire combien je suis touché!... Mais je dois «rabord obéir à la justice, qui bientôt, je l'espère, reconnaîtra son erreur.

SAUVETERRE, uce Intérêt.

Je le souhaite, Monsieur, pour vous... pour votre père, qui était un digne et loyal gentilhomme.

SAINT-ANDEOL, in tournas! «an Ua Invités.

Adieu, Messieurs!... Cette fête commencée si gaiement va se terminer nous de tristes auspices... Cependant, avant de noos séparer, perruettez-moi de porter un dernier toast... Oui, Messieurs, un toast qui est dans mon cœur!... (Prenaat on «arre aur la tabla ei îcteiant.) A la mémoire de Fualdès!... à la découverte de ses assassins!...

TOUS, exoeplé Baituie «a Janalo».

Oui! oui!... de ses assassins!...

MADAME manson, m lavaa* et «‘approchas! de Jatuloa et de Baitlde avec eialUliOB.

Mais buvez donc, Bastide!.., Buvez donc Jausion!... (Mouvement de Bulidc et de JauaJoa. Sar un ligne que le co&tcilUr tait A Saint-Aadéoli U m JupoK A aorür. Mâdatno Mauaon retomba «taao«la aur 1a eanapé.

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