I.a vérité, Madeleine?... la vérité
MADELEINE, *r« ret^lwüou.
Eh hien! ouf... je vais tout vous avouer'... car un doute affreux me déchire... d'horribles soupçons brisent mou âme...
BANCAL
D’horribles soupçons?...
MADELEINE
Je vais tout vous avouer... pour qu’à votre tour vous me répondiez, mon père... pour implorer mon pardon si je m’abusais... pour implorer la mort si 'je ne me trompe pas!...
BANCAL, recalant et «urtut i m bêcha.
La mort!. . c'est loi qui viens nie la demander...
MADELEINE
Oui, je vous la demande, si vous êtes coupable!... car mieux vaut être morte que d’avoir horreur de son père!...
BANCAL, prêtant M tifehe.
Malheureuse!... ah! lu vois bien que ma femme avait raison! lu vois bien qu’il faut que lu meures! ..
MADELEINE, avec «n ccjfà.
Tuez-moi donc!... délivrvz-nioi d’une existence funeste!... d’un passé qui ne m'offre que des regrets, d’un avenir qui ne me promet que de la honte...
BANCAL, k*aal la hêcha.
Tu le voux!... ch! bieu...
MADELEINE, l'iinhiit du gctlr..
Mies avant de mourir... sur les marc lus de cette croix permetlez-inoi de faire ma prière...
BANCAL, trculilc.
Que dit-elle?... (Uo-UIcise «a »’*<cu).iill*r *ur k» marcher de U croit «4 te met A prier. Haocal la r«§ardc a«et «inolluD.)
BANCAL, a part.
Elle prie... pour moi, |k uI être!. .
MA KUHNE, prUal.
D : cu tout-puissant!... pardi mm-z à mou père connue son enfant lui pardonne... et si le sacrilb - de mu vie peut lui donner le temps de se repentir, accepl<z.-l«:, Seigneur... et recevez mon âme ann que j*; vous prie pour lui dans le ciel!... (remuai cçtt*
FUALDÉS.
frlirt, Bancal, doit* l'émodoB • croiie*jjl, fini! par jeler «a Mefee loin de tnt rt le précipita k terre, i dao* genou*. )
BANCAL, te frappant la poitrine en langlotaat.
Pitié!... Seigneur!... pitié’...
MADELEINE, te rrleranl cl arec joie.
Mon L)ieu, vous m'avez exaucée! il se repent déjà!...
BANCAL, loujoHn à genou*.
Oui, je me repens, Madeleine, mon enfant... oui, je demande pardon au ciel! CM" à ta voil la grâce est disrendue dans mon 1 ctcur... des larmes ont mouillé mes yeux... j’ai rejeté avec horreur cette arme qui allait le frapper... Oh! bénie sois-tu, Madeleine!... bénie sois- lu pour cette prière!... sans elle je devenais plus coupable encore t... sans elle, pauvre fille, j’étais deui fois assassin: