SCÈNE PREMIÈRE
SAU VET ERRE, aielt devant toa bureau qui «t i gaoche, LE GnErflEM
écrit à usa autre table; SAINT- ANDEOL, debout au milieu de la hIm ;
DEUX C ER D AU MES tont mit au foed. de <baqn« «AU de la porta.
SAUVETEURS, à Saisi -AndéoL
Ainsi, vous avouez avoir eu des motifs de baine contre Fu aidés?
SAIRT-ARDÉOL.
Monsieur le conseiller, sans le respect que tout gentilhomme professe pour la magi-tralure, je cesserais do répondre à des questions qui me fatiguent autant qu’elles m'offensent.
■illfll— ,
Nul en France, monsieur le comte, ne peut se soustraire à l'action de la justice, quels que soient son rang et sa fortune. Répondez : si je m’en rapporte aux dépositions de nombreux témoins, dès le jour de votre arrivée à Rodez, on vous aurait entendu proférer des menaces contre Fualdès?
SAIRT-ARDÉOL.
C’est vrai, je ne puis le nier.
SAUVETERBE.
Vous auriez même ajouté... (ce sont vos expressions) qu’il ne périrait que de votre main.
SAIRT-ARDÉOL.
En v. nant à Rodez, une seule idée dominait citez moi toutes les autres: colle d’immoier Fualdès. Je ne voyais en lui que le juge implacable, le bourreau de mon père... mais quand j’appris >a conduite si noble, si généreuse, la colère fil place dans «non cœur à la plus vive reconnaissance. Je ne formai plus qu’pti vœu, celui d’obtenir mon pardun. Ce pardon, je l’obtins; et le noble vieillard me pressa sur son cœur... moi, qu’on accuse d’èlre son meurtrier !...
SALYETEaBE.
Par malheur, rien ne vient prouver la vérité de ce que vous avancez, tandis que de tous côtés s'élèvent contre vous des preuves accablantes. Comment se fait-il qu’on ail trouvé votre poignard sur le corps de la victime?
SAIRT-ARDÉOL.
Je l’avoue, ie ne puis comprendre comment celle arme a pu tomber dans les mains de l’assassin... (comme frtpfé tout a coup d'un KKiitoir.) Attendez... attendez... je me rappelle à présent qu'au moment de mon entrevue avec M. Fluides, lorsque j’appris quelle reconnaissance) je lui devais... ( cberebAst.} Oui... oui... cest bien cela !...
SAUVETKBHE.
Achevez.
SAIRT-ARDEOL.
Honteux de mes torts, de ma folle provocation, de mes projets homicides, je tirai ce poignard caché sous mes babils, et je e jetai avec horreur!
SAliVETLIME, 'Ornent.
Ainsi vous aviez emporté ce poignard?
SAIRT-ARDEOL.
Oui.
WITETIttK.
Et vous croyez, devant un pareil aveu, que je puis ajouter foi à la fable que vous avez imaginée? Non!... ce poignard que vous portiez dans un dessein de vengeance ne vous a pas quitté. Vous êtes allé chez Fualdès qui vous a refusé le combat que vous lui demandiez... cl il le devait!... Que deviendrait la justice, si le magistrat, qui a condamne d’après sa conscience, avait a rendre compte de scs arrêts une üpéO à la main?,.. Alors, ne |k>uvant le frapper chez lui sans vous perdre, vous avez employé la
FtTALDÊS.
ruse... vous avez feint une réconciliation qui n’était pas dans votre cœur... vous tics sorti de chez lut eo protestant de faux semblants d'amitié... puis, quelques instants après, voua lui écrite* une lettre d’invitation adroitement préparée pour déjouer les soupçons. Cette lettre, rclrouvée sur la victime... cette lettre élu t un piège.... un moyen de l'attirer la nuit hors de sa maison... dans un lieu, à une heure où vous croyiez pouvoir le frapper impunément. Comte de Samt-Andéol, voilà ce que voua essayerez en vain de oter plus longtemps... voilà la vérité!...
SAINT- AN l>£OL.
Les apparences vous donnent raison, Monsieur!... elles sont toutes contre moi, et pourtant je suis innoçeut du lâcbe attentat dont on m'accuse...
«Atvcmas.
Mais pouvez-vous au moins expliquer, justifier votre absence du bal?... abscoce dont tous vos invités sont venus rendre témoignage.
SAI.VT-AMÉÛL.
En cela, comme pour le re-te, la fatalité s’attache ù me poursuivra, et ne me permet nas de me défendra... Cotte absence, plus tard on en connaîtra le motif; maintenant je ne puis le dire... car la vérité pourrait compromettre la liberté, la vie d’une personne qui n'a peut-être pas encore quitte ce (tays.
BAUVETGBBI.
En vous taisant vous aggravez votre position.