‹ Fualdès drame en cinq actes, et huit tableauxChapitre 86 sur 121 · I.A BANCAL · texte numérisé non relu

I.A BANCAL

Ah! dame !... la pauvre chère enfant, c'est la première foi». Dieu merci, qu'il lui arrive de paraître en justice... Mais rassure toi, Madeleine... Muiisieur est un brave homme... Il ne te mangera pas!.. Di» toute la vérité. (Bu.) Songe à ton père!..

SAUVETEUR fc , qai » réprimé ua mouTHocat d’imp itifface.

Savez-vous quelque chose sur le crime qui a été comm» hier?

MADELEINE

Moi?..;

LA BANCAL, mem«ot.

Réponds donc qn’oui !

M.tnr I.EINC, iprd» un ragard jeté aur aoo pér».

Oui... oui... Monsieur.

BANCAL, t part, «rat toulkM.

Pauvre fille L..

SAUVETERRF., • Madririo*.

Dite» à la justice ce que vous savez... Greffier, écrivez les réponses du témoin.

LA BANCAL

Parle, parle, chère enfant... n’aie pas peur... le suis là !...

SAUVETERRE. au greffier.

Eloignez celle femute du témoin.

LA BANCAL, inltrdile.

Quoi! mon magistrat, vous voulez me séparer de. „ de cette... pauvre petite?...

SAUVETERRE, au greffier.

Faites ce que je vous ai dit. (t« greffier fait paaacr t« Bancal k droit*. — Bmc«l pré!* une alUbÛMi inquiel* à tout ce qui *e dit.) Que sa- V CI-TOUS ?

MADELEINE, area béritallo* et en ram* rappelant une Uçw.

CVtriit hier soir... il pouvait être huit heures : je revenais de la rivière, du lavuir banal...

BANCAL, à part, a»*e jota.

Elle tient parole!

MADBtriM'.

Voilà que, tout & coup... près de I Amberguc... à quelque» pas do notre maison, j’entends des cr.s... des cris... (site a’arrêu!.)

8AUVEIEAKE.

Eh bien?

LA BANCAL, riremwt.

Dis donc que t’as vu un homme, puisque tu l’as vul

SAl’VETERRF.,

Ne l'influencez pus! (AMadricii» ) Achevez!

MADELEINE

Os cris étaient poussés par un homme... un vieillard, qu’un autre homme venait de frapper.

SAUVETERRE

Et ce vieillard... vous le connaissez?...

MADELEINE, lahiavant un regard de U Ha il ta].

C'était .. c'était monsieur Fualdès!

bovnuus.

Vous êtes bien sûre de ce que vous avancez?... vous avez reconnu monsieur Fualdès?... vous pourriez l'a tester?

MADELEINE, a pari.

0 mon Dieu ! pardonnez-moi ce mensonge!... c'est pour sauver mon père !

SAUVETEURS

Répondez!

LA BANCAL

Réponds!

MADELEINE

Oui, oui. Monsieur ; j’en suis sûre!

SAL'VETERRE.

Et... le meurtrier, ratez-vous aussi reconnu? Pourriez-vous au moins le désigner? (Madeleine g» r j# j c menoa.)

LA BANCAL

Allons, dis donc comment il était habillé! Puisque tu l'as vu, puisque tu le sais.

SADVETERRL, i<k impatience.

Encore une fois, silence !

LA BANCAL, paient »i»era«nt prêt d« loi.

Mais, mon magistrat, elle doit la pure vérité à la justice; rans quoi, elle pourrait être inquiétée.

BANCAL

Et nous aussi !... Allons, Madeleine, encore un effort ! la bancal.

C*csl bientôt fini!... courage!...

MADELEINE, i nl-votx.

Oui... oui... j’en aurai!...

La bancal.

Répète co que tu nous as raconte.. .quand tu es rentres- pâle...

comme une morte... et que tu qous as donné le détail du... jeune lutta me.

SAÜVETERRE, Titftneni.

Celait un jeune homme ?

madbl&inb.

Oui... oui, Monsieur... jeune...

SAÜVETERRE.

Sa tailleT

MADELEINE . «or le» »iffn« d» U Bancal.

Grand!... de grande taille !

SAÜVETERRE.

Et son costume?.. avez-vous remarqué quelque choie de particulier?

LA BANCAL

Certainement, Monsieur, certainement... elle nous a dit...

SAUTETF.RRE, »* leri.t et avec aérérflé.

Si vous continuez A interrompre, je vais vous faire sortir...

LA BANCAL, reculant «t faisant la révéreM*.

Bien !... bien !... je ne souffle plus !...

SAUVETEURS, à Madeleine aica doacawr.

Comment était mis... ce jeune homme?

MADELEINE, lut an nouveau regard da la Baaeal.

Il avait un manteau, il était en noir... oui, oui... en noir!

SAUVETEURS, à lul-tnim*.

Il avait conservé son habit de bal... et l'heure... le moment... plus de doute!.. Mon Dieu!... c'était lui... (a yadeUin«.) Voilà tout ce que vous savez?

MADELEINE

Oui, Monsieur!

BANCAL, bat.

Merci, Madeleine; oh! merci!

SAÜVETERRE, qui t’eil tourné du cé4< du greffier.

Vous avez écrit?... bien! (a Madeleine.) Signez, maintenant, (n lui prt*«%i« la plume, le* yeux fixai sur la dépotitioa.)

MADELEINE, troublée.

Que je signe?... Moi!...

LA BANCAL, prenant la plume dea males de Eaureterre, et la donnant A Madeleine.

Eh ! sans doute , mon enfant, signe... lu le peux... Tu sais écrire, (a saureierm.) Nous avons assez fait de sacrifices pour son éducation !...

MADELEINE, A pari, al très-troublee.

O mon Dieu!... signer... un faux témoignage! (La Banni ae

perd paa de vue Madeleine, qui tait quelque* paa vers la table. La plume tremble dans ta main.)

SAUVETEURS

Attendez, attendez!... (il donna A sois Une un ordre au greffier, qui

MH.)

MADELEINE, A part.

A quelle épreuve suis-je encore réservée?

imams.

Vous avez dit, Madeleine, avoir vu le meurtrier, vous l’avez désigné d’une façon presque précise... Eh bien! si on le confrontait avec vous... pourriez-vous le reconnaître? (te greffier

rc&tre et resie au fimd.) *

LA BANCAL, A part, «l n« effroi.

Miséricorde ! (Elit fait tlgne A «ou mari de rester calme.)

MADELEINE, avec émotion et surpriie.

Comment?... Il y a donc quelqu'un d'arrêté?

SAÜVETERRE.

Oui... auclqu'un auquel w rapporte le signalement que vous venez de donner.

MADELEINE

Grand Dieu !... Mais qui donc?... Monsieur! qui donc? SauveterrE.

Vous allez le savoir, (il r» au fond parler au greffier.)

MADELEINE, A part.

Quelqu'un d'arrêté ! de soupçonné !... et que peut perdre cette fausse déposition... Oh ! c’est affreux!... c’est infime!... Je me fais horreur à moi-même !

SAUVETEURS

Qu'on introduise l'accusé! (U perte de droite t’ouvre; Saint- Andeol parait.)

MADELEINE, jetant us al es apercavaut Saàni-Aftdeol.

Maurice!...

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