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GRAND-PÈRE RACONTE UNE HISTOIRE

03 La tante Thérèse avait téléphoné à huit heures déjà pour

s'informer de l’état de santé de sa nièce, M Vaillant lui fit savoir que le docteur était venu et que Marie avait exprimé le désir de voir son grand-père. M. Vaillant vint lui-même au téléphone et promit de venir l'après-midi, quand Marie serait réveillée.

Heureusement la pluie avait cessé lorsqu'il se mit en chemin à trois heures. Il arriva au moment même où Marie se réveil-

lait, et elle l’'embrassa joyeusement et le fit asseoir 2 tout près de son petit lit.

04 « Je suis très contente que tu sois venu, grand-père. Tu vas

me raconter une histoire, n'est-ce-pas ?

— «Ab, c’est pour cela que tu as voulu me voir? Eh bien puisque tu es souffrante, il faut bien faire ce que tu désires. Mais, mon Dieu 1, c’est un peu difficile de te ? trouver toujours de nouvelles histoires.

— Cela ne fait rien, grand-père, tu peux me raconter une histoire que je connais déjà.

— Îl y a l’histoire des Trois Ours, et celle du petit Chaperon Rouge, et celle de la Poules qui vint au secours 4 de la Rose.

20:3 (1) La France est un des grands États de l’Europe centrale. (2) Elle le fit (s’) asseoir, voir 17-2, note 5.

20°4 (1) Exclamation assez fréquente et tout à fait innocente. L'adj. de Dieu est divin (la divinité); fém. la déesse. Dieu est éternel (f. -elle); subst. l'éternité (f.). (2) objet indirect (=pour toi). (3) m. le coq. Le poulet est le petit d’une poule. Les poulets tout petits sont des poussins (m.). Ces oiseaux passent la

nuit dans le poulailler. (4) ou: à l’aide; secourir se conjugue comme courir.

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— Ah celle-là, je ne la connais pas.

— Eh bien, je vais te la raconter,

20:5 Dans un jardin se trouvait un beau Rosier. Tous les matins

il saluait en souriant le Soleil. Mais un matin, comme le Soleil se levait, il vit avec Surprise que son ami, le Rosier, languissait ! bien tristement. I] envoya aussitôt un de ses rayons pour savoir ce qu’il avait 2.

— Cher Rosier, dit le gai rayon, pourquoi languis-tu ? Pourquoi as-tu l’air si triste ?

— Hélas! dit le Rosier en soupirant 5, je suis si malheureux!

Une vilaine chenille 4 mange mes feuilles, et refuse de s’en aller.

206 Le Soleil en était désolé. — Je ne brillerai plus, dit-il, tant

que le Rosier ne sera pas heureux. Et il alla se cacher derrière un nuage sombre,

Le Vent accourut. — Père Soleil, s’écria-t-il, pourquoi ne brillez-vous pas aujourd’hui ?

— Hélas! répliqua le Soleil, le cher Rosier est si malheureux. Une vilaine chenille mange ses feuilles et refuse de s'enz r. Je ne brillerai plus tant que le Rosier ne sera pas heureux.

— Moi, j’en suis désolé aussi, dit le Vent. Je ne soufferai plus tant que le Rosier ne sera pas heureux.

Là-dessus il cessa de souffler.

205 (1) inf. languir. (2) Vous me paraissez triste ; qu’avezvous? qu'est-ce que vous avez ? (3) Souvent quand on est triste, on soupire, on pousse des soupirs (".). On voit les larmes, on entend les soupirs. Il a rendu le dernier soupir: Il est mort. (4) petit insecte qui deviendra papillon. La chenille est un insecte nuisible (contraire de utile), qui attaque les plantes. Nuïire se confugue comme conduire. « Ce ee nuit à l’un sert à l’autre. »

20-6 (1) Je recommencerai briller quand le Rosier reprendra sa gaieté ; je ne brillerai Pas jusqu’à ce que le rosier soit heureux.

LE ROSTER MALHEUREUX

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