‹ Fustel de Coulanges (volume 2)Chapitre 9 sur 96 · Il avait publié en 1864 la Cité antique · texte numérisé non relu

Il avait publié en 1864 la Cité antique

Strasbourg. Sa nomination fut signée le 28 février. En apprenant cette nouvelle, il avoua que ce qui le déterminait à s'éloigner de sa Faculté, c'était le succès même qu'il y avait. « Je vivais ici dans une atmosphère d'engoûment^ d'enthousiasme naïf qui m'agaçait

et qui aurait fini par me rendre stupide A

l'Ecole, j'aurai sans doute plus de travail, peutêtre moins d'indépendance ; mais je ne serai pas énervé par les fumées de l'encens *. »

Les Strasbourgeois n'oublièrent pas le professeur qu'ils avaient tant goûté. Peu de temps après la guerre, ils le prièrent de leur donner encore une conférence. Quoiqu'il évitât de parler à ses élèves des choses du dehors, il nous communiqua, à son retour, les tristes réflexions que lui avait suggérées ce voyage, et il termina par ces mots : (( Si jamais Strasbourg nous est rendu et que l'un de vous y occupe mon ancienne chaire, je le prie, le jour où il en prendra possession, d'accorder un souvenir à ma mémoire. »

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