Voir ci-dessus, p. UO
iW FUSTBL DE COULANGES.
d'ignorant et d'artiste. Juste retour, tuonsieur, des choses d'ici-bas ! »
Il a porté sur Bufibn une appréciation où se reflètent ses idées sur l'art d'écrire. « On l'a accusé, dit-il, d'avoir du style. C'est une chose singulière que dans ce pays, qui est si sensible au mérite de la forme, ce soit pourtant une mauvaise fortune, pour un homme de science et d'érudition, de savoir écrire. Puisqu'il sait écrire, on en conclut qu'il n'est pas savant; puisqu'il donne quelque attention à la manière d'exprimer ses pensées, on en conclut qu'il ne donne aucune attention aux faits et h ce qui constitue la science. » 11 n'a pas de peine à établir que Bufion a été à la fois un savant et un écrivain de premier ordre, qu'on a tort de lui imputer une préférence invincible pour la majesté et la pompe, et que c'est seulemeot dans quelques passages isolés qu'il encourt ce reproche. « Qu'on remette ces pages à leur place, qu'on le lise d'un bout à l'autre ou au moins par grands morceaux, et l'on reconnaîtra que son style est uni, simple, graVe, un peu fier, mais très éloigné de la déclama-
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