Compte rendu de l'Acad., t
S44 FUSTEL Dt COULANGES.
aisément s'il en a déjà une vue nette et précise.
Les qualités de la Cilé antique passèrent, pour la plupart, dans les volumes qui traitent des Instituttons de la France. C'est toujours cette langue robuste et saine ', d'une pureté
1. En voici un spécimen inédit : a Si l'on se repréwnle iDut un peuple n'occupant de politique, et, depuis le premift jusqu'au dernier, depuis le plus éclairé jusqu'au plus ignorant, depuis le plus intéressé au maintien de l'état actuel jusqu'au plus intéressé à son renversement, possédé de lu manie de discuter sur les affaires publiques et de mettre lo main au ^ourernement ; si l'on observe les effets que cette maladie produit dans l'eiistence de milliers d'êtres humains ; si l'on calcule le trouble qu'elle opporte dans chaque vie, les idées fausses qu'elle met dans une foule d'esprits, les sentiments pervers et les passions haineoses qu'elle met dans une foule d'Ames; si l'on compte le temps enlevé au travail, les discussions, les perle* de force, la ruine des amitiés ou lo créotion d'amitiés factices et d'affections qui ne sont que baineuses, les délations, la destruction delà loyauté, de lu sécurité, de la politesse même, l'Introduction du mauvais goût dans le langage, dans le style, dans l'art) la division irrémédiable de la société, la défiance, l'indiscipline, l'énervement et la faiblesse d'un peuple, les dëraites qui en sont l'inévitable conséquence, la disparition du vrai patriotisme et même du vrai courage, les fautes qu'il faut que chaque parti commette tour à tour, à mesure' qu'il arrive au pouvoir dans des conditions toujours les mêmes, les désastres, et le prix dont il faut les payer; si l'on calcule tout cela, on ne peut manquer de se dire que celte sorte de maladie est la plus funeste et la plus dangereuse épidémie qui puisse s'abattre sur un peuple, qu'il n'; en a pas qui porte de plus cruelles atteintes A la vie privée et in la vie publique, à l'existence matérielle et à l'existence morale, à la conscience et à l'intelligence, et qu'en un mot il n'y
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SES QUALITI
toute classique et d'un ces développements séductions serrées qui tion, cet art de rendre gîble, ce don d'intér* plus arides d'une époc mérites enfin qui assui un rang privilégié part Mais dans le second i plus et quelque chose ici une exposition do un homme sûr de lui c'est une discussion < ient simultanément l'ai qui lutte contre l'erreu cause la crainte de n'er domaine nouveau une I précédé M. Fustel, et déraient comme un ic l'obligea à changer de tout quand il aborda la L'érudition, qui jadis si
eut jamais de deepotUme a\
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